Vrémia novostéi
L'économie russe ne déçoit ni le président ni le gouvernement, affirme le quotidien. Selon les prévisions de la plupart des analystes, en 2004 le produit intérieur brut devrait augmenter de plus de 7% et même de 8%, selon certaines estimations. Tout porte à croire que le ministère du Développement économique et du Commerce sera obligé de revoir à nouveau ses prévisions modestes (6,4%).
Le chef de l'Etat a été informé des résultats économiques des quatre premiers mois de l'année par le vice-premier ministre par intérim, Alexandre Joukov. Au cours de la période considérée la production industrielle a augmenté de 7,4% par rapport à la période analogue de l'année dernière. "Le rythme de croissance est légèrement supérieur à celui de 2003", a constaté avec satisfaction M.Joukov. En avril le pays a surmonté la tendance négative de mars où, après le succès de janvier et de février (+7,5% et +8,7% respectivement) la production industrielle s'est ralentie (+6,7%). Le mois dernier elle a progressée de 6,7% par rapport à avril 2003. "La croissance est stable, aucun nuage à l'horizon économique", a déclaré au journal "Vrémia novostéi" l'expert de "Troïka Dialogue", Anton Stroutchevski. "Au second semestre de l'année dernière un ralentissement a été constaté mais en décembre la situation s'est redressée et la dynamique est bonne aujourd'hui", a-t-il déclaré.
Izvestia
Lundi 60 généraux et officiers américains ont pris part, pour la première fois, avec leurs collègues russes à des exercices communs qui avaient pour but de s'entraîner à "réaliser ensemble une opération de paix pour défendre un pays tiers", informent les "Izvestia".
Les officiers supérieurs du groupe de débarquement d'Europe du Sud et du commandement des cours de formation de la 7e armée des Etats-Unis sont arrivés à Moscou pour participer aux exercices d'état-major russo-américains "Torgau-2004" qui ont commencé à l'Académie interarmes des Forces armées russes.
Ces exercices sont peu spectaculaires. Les militaires combattent sur les cartes, établissent et classent des documents. Mais l'essentiel pour eux est la possibilité de nouer des contacts directs entre les états-majors des deux pays, d'élaborer des modalités uniques pour fixer et remplir les missions, de comprendre enfin comment telle ou telle décision est prise dans les diverses armées, écrivent les "Izvestia".
Kommersant
Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharrazi a effectué une visite officielle à Moscou. L'Iran qui craint une agression de la part des Etats-Unis s'efforce d'activer ses relations avec la Russie dans l'espoir qu'elle prendra sa défense et qu'elle lui apportera son assistance, souligne le quotidien. Moscou qui tire de la coopération avec Téhéran des avantages politiques et, dans une moindre mesure, économiques, cherche néanmoins à éviter un rapprochement trop étroit avec l'Iran pour ne pas irriter les Etats-Unis, poursuit le journal.
Le programme de la visite de vingt-quatre heures du ministre iranien comportait une rencontre avec le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Igor Ivanov, des pourparlers avec son homologue russe Serguéi Lavrov et enfin une réception dans les bureaux du président Vladimir Poutine.
A Moscou, écrit le "Kommersant", M.Kharrazi a reçu les assurances que la Russie ferait tout son possible pour refermer le plus vite possible le "dossier nucléaire" iranien, tout en demandant à l'Iran d'être honnête et au maximum coopératif dans ses rapports avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. A propos, il lui a été rappelé que le problème de la restitution à la Russie du combustible nucléaire qui serait consommé par la centrale nucléaire construite avec le concours d'entreprises russes à Bouchehr n'était pas encore résolu. Cependant, les Américains soupçonnent Téhéran de vouloir décider lui-même de ce qu'il ferait du combustible consommé voire de l'utiliser à des fins militaires, fait remarquer le "Kommersant".
Gazeta
La Cour constitutionnelle de l'Ukraine a annoncé qu'elle n'avait pas l'intention d'examiner le projet de loi de la Rada suprême (parlement) qui tend à amender la Constitution du pays et prévoit d'attribuer à la langue russe le statut de deuxième langue officielle. La raison formelle invoquée est le fait que les députés n'ont pas respecté l'article de la Loi fondamentale, selon lequel un projet de loi prévoyant des amendements à la Constitution doit être soumis à la Cour constitutionnelle par au moins deux tiers du parlement, c'est-à-dire par 300 députés. Or le projet de loi a été présenté à la Cour constitutionnelle par 165 députés de la Rada suprême.
Le quotidien "Gazeta" rappelle que, le 14 avril, le Conseil national de l'Ukraine pour la Radiodiffusion et la Télévision a pris la décision d'interdire à toutes les chaînes publiques de télévision et de radio d'émettre dans une langue autre que l'ukrainien. Cette décision a suscité une vague de protestations aussi bien en Ukraine qu'en Russie. Même le président ukrainien Leonid Koutchma a jugé de son devoir de déclarer que la décision d'émettre obligatoirement en ukrainien était illégale. En fin de compte, le 29 avril, le Conseil national a opposé son veto à cette décision, en ajournant ainsi l'ukrainisation définitive des chaînes de télévision et de radio.
De l'avis de Leonid Gratch à qui appartient l'initiative du projet de loi, la décision de la Cour constitutionnelle a des dessous politiques évidents. "La loi sur le statut national et officiel de la langue russe est bloquée par les forces qui occupent des positions antirusses. C'est dommage que la Cour constitutionnelle ait agi en l'occurrence comme un organe politique, et non pas comme un organe judiciaire", a-t-il déclaré au quotidien "Gazeta".
Nezavissimaia gazeta
Les prix élevés du pétrole sur les marchés mondiaux favorisent une situation où l'on exporte non seulement tout le surplus de pétrole extrait par les compagnies pétrolières russes, mais aussi la part du pétrole et des produits pétroliers destinée au marché intérieur, fait remarquer le quotidien "NG". La compagnie pétrolière IOUKOS a publié le bilan préalable de son activité au premier trimestre de 2004. La compagnie a accru l'extraction du pétrole de 9,3 % en la portant à 21,1 millions de tonnes, par rapport à la même période de l'année dernière. 13,5 millions de tonnes de pétrole ont été exportées. Cet indice s'est accru de 20,3 % et l'exportation de produits pétroliers, de 25,7 %. Les livraisons de produits pétroliers sur le marché intérieur ont diminué de 10,4 % et ont constitué 4 millions de tonnes, informe le quotidien "Nezavissimaia gazeta".