Revue de la presse russe du 14 mai

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MOSCOU, RIA Novosti

Vrémia novostéi

La Russie est peut-être à quelques jours de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), estime le quotidien " Vrémia novostéi ". Jeudi, au terme de ses négociations avec le commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy, à Paris, le ministre du Développement économique et du Commerce par intérim, Guerman Gref, a déclaré que le protocole sur l'adhésion à l'OMC pourrait être concerté avec l'Union européenne vers le 21 mai. Ce jour-là, rappelle le journal, Moscou sera le lieu d'un sommet Russie-UE. Un jour avant, Pascal Lamy viendra dans la capitale russe pour achever le travail sur le protocole. " Ce sera une bonne nouvelle pour le sommet de Moscou ", a annoncé l'attachée de presse du commissaire européen, Arancha Gonzalez.

Outre l'Union européenne, l'OMC compte dans ses rangs plus de cent pays qui doivent approuver l'admission de la Russie mais c'est l'UE qui a toujours imposé à Moscou les conditions les plus dures.

Des perspectives non moins radieuses s'ouvrent au dialogue avec un autre négociateur important, les Etats-Unis, poursuit le journal. Au terme de la rencontre à Paris avec leur représentant commercial Robert Zellick, Guerman Gref a annoncé que le protocole avec l'Amérique pourrait être signé avant la fin de 2004.

Le ministre a évoqué les trois principaux partenaires aux négociations sur l'adhésion de la Russie à l'OMC : l'Union européenne, les Etats-Unis et la Chine, fait remarquer "Vrémia novostéi".

Kommersant

La conseillère du président des Etats-Unis pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, s'envole aujourd'hui pour Moscou en vue de pourparlers. Avant le départ elle a rencontré des journalistes russes pour les mettre au courant des objectifs de sa visite en Russie. Interrogée par l'envoyé spécial du "Kommersant" Mme Rice a laissé entendre que le sujet principal des prochains pourparlers serait l'Irak : "Je tiens à consulter la partie russe sur les dispositions que devra comporter une nouvelle résolution de l'ONU sur l'Irak. Nous espérons que la Russie verra des possibilités de travailler en Irak." La messagère américaine tâchera d'en persuader le président Vladimir Poutine, le ministre de la Défense Serguéi Ivanov et le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie Igor Ivanov, fait remarquer le quotidien. D'autre part, Mme Rice a demandé à rencontrer le premier ministre Mikhaïl Fradkov.

Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Irak est effectivement nécessaire aujourd'hui pour les Etats-Unis, souligne le journal. Washington compte qu'avec ce document les actions américaines en Irak seront légitimes. D'autre part, la Maison-Blanche espère que grâce à une nouvelle résolution des pays qui ont jusqu'à présent refusé d'envoyer leurs forces armées en Irak sans mandat de l'ONU rejoindront l'opération de stabilisation de la situation dans ce pays.

Izvestia

Le gouvernement a cherché, au cours d'une réunion, les moyens de régler l'un des problèmes les plus ardus: approvisionner les citoyens russes en logements en quantité nécessaire et à des prix accessibles. Cependant, indiquent les "Izvestia", le résultat voulu - la réduction du coût d'un mètre carré de logement - ne pourra être atteint tant que la demande dépassera l'offre sur le marché des logements et tant que le gouvernement ne supprimera pas le monopole de certaines compagnies qui, comme l'estime le service antimonopole, sont entrées en collusion avec les autorités locales.

"En trois ans, le coût d'un mètre carré s'est accru de 50 % sur le marché du neuf et de 70 % sur le marché secondaire. Les prix des logements sont exorbitants, les revenus sont bas, les salaires sont misérables, les histoires de crédits font défaut, les taux d'intérêt du crédit hypothécaire sont hauts, les maîtres d'ouvrages ont des inconvénients à cause des barrières administratives": c'est ainsi que le ministre intérimaire de l'Industrie et de l'Energie Viktor Khristenko a décrit les points douloureux du secteur du logement.

Le degré de l'accessibilité des logements en Russie correspond à peu près à celui des pays européens, a-t-il expliqué. En Occident, les problèmes du logement sont réglés au moyen des crédits. En Russie, moins de 10 % de la population peuvent bénéficier de l'hypothèque. La source des malheurs - aussi bien des Russes qui désirent améliorer leurs conditions d'habitat (61 % de la population) que des compagnies qui aspirent à y gagner - est l'absence de la base normative et juridique nécessaire, soulignent les "Izvestia".

Nezavissimaia gazeta

Les Biélorusses sont de nouveau arrivés à Moscou dans l'espoir de signer avec "Gazprom" un contrat de fournitures du combustible bleu jusqu'à la fin de l'année. Ils ont un dilemme: d'une part, le prix proposé par "Gazprom" est trop élevé, de l'autre, le quota des livraisons de gaz par les fournisseurs indépendants expire en mai, raison pour laquelle, sauf "Gazprom", il n'y aura personne d'autre à qui on pourra acheter du gaz.

Même au ministère de l'Energie et au gouvernement de Biélorussie, personne n'ose faire des pronostics sur l'issue des pourparlers à Moscou: c'est là que les choses s'éclairciront, dit-on, car il y a trop de récifs dans ce domaine, lit-on dans le quotidien "Nezavissimaia gazeta". Certains estiment que la situation peut changer après la rencontre entre les présidents des deux pays qui est prévue pour la fin de la semaine prochaine à Yalta. Les présidents de l'Ukraine et du Kazakhstan y arriveront également pour examiner la coopération dans le cadre de l'Espace économique unique.

Gazeta

Le président d'Azerbaïdjan Ilkham Aliev a prononcé un discours dans le Nakhitchévan, à la cérémonie d'ouverture d'une nouvelle unité militaire, à l'occasion du 10e anniversaire de la signature de l'armistice avec l'Arménie qui mit fin au conflit armé au Nagorny-Karabakh. Le conflit du Karabakh n'est pas réglé, a souligné Ilkham Aliev, mais Bakou aspire à son règlement pacifique. Cependant, "si les pourparlers s'avèrent stériles, les territoires occupés de l'Azerbaïdjan seront libérés à tout prix". "L'armée azerbaïdjanaise est forte, elle est en mesure de résoudre n'importe quelle tâche". Notre peuple et notre armée peuvent rétablir l'intégrité territoriale du pays à n'importe quel moment. Le droit international nous accorde aussi des fondements pour cela".

Il est significatif, fait remarquer le quotidien "Gazeta", que cette déclaration a été faite au moment où un progrès s'est ébauché nettement aux pourparlers entre les parties arménienne et azerbaïdjanaise. Le 28 avril, les deux présidents - Ilkham Aliev et Robert Kotcharian - ont eu une rencontre à Varsovie où ils ont exprimé leur satisfaction totale du cours des consultations. Robert Kotcharian est arrivé jeudi à Moscou pour une visite de trois jours à l'invitation de Vladimir Poutine pour examiner toute une série de problèmes, dont celui du Karabakh, fait remarquer le quotidien "Gazeta".

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