Prenant la parole devant le Conseil de la Fédération au cours de "l'heure du gouvernement" mercredi, le ministre a déclaré que les tendances positives dans l'économie russe se maintiennent et que la Russie sera de nouveau un pays compétitif et solvable.
S'agissant des taux de croissance en 2003, il a indiqué que l'an dernier "l'économie russe a atteint 79,4% du PIB réel de 1990, dernière année avant les réformes". "Au cours des deux ou trois années à venir nous surpasserons le PIB de 1990, a noté le ministre par intérim. "Si, en 2003, l'économie mondiale a crû de 3,8%, l'économie russe a progressé de 7,3%. Nous sommes en train de reconquérir nos positions dans l'économie mondiale", a constaté Alexeï Koudrine.
Selon lui, au cours des trois premiers mois de 2004 la croissance en Russie a été de 8% du PIB. Pour l'ensemble de l'année, la croissance doit s'établir à 6,4% du PIB.
"Nous sommes en train de réaliser des résultats assez élevés. Depuis deux ans, nous suivons la trajectoire qui nous permettra de doubler le PIB" d'ici à 2010, a dit Alexeï Koudrine.
Le gouvernement, a-t-il indiqué, s'attache à ramener l'inflation en 2004 à 10%, alors que la hausse des revenus réels de la population doit dépasser 10%. En 2003, a noté Alexeï Koudrine, les citoyens russes ont converti en roubles plus de 5 milliards de dollars de leur épargne. "Leur confiance dans le rouble a notablement augmenté", a constaté le ministre par intérim, ajoutant que le gouvernement attend que ces tendances positives soient poursuivies cette année.
La solvabilité du pays ne fait non plus aucun doute, les réserves de change russe s'établissant à 83 milliards de dollars, a indiqué Alexeï Koudrine.
Selon des prévisions, le Fonds de stabilisation pourrait se monter d'ici à la fin de l'année à 384 milliards de roubles (près de 13 milliards de dollars), a annoncé le ministre par intérim. Il a supposé que le montant du Fonds puisse dépasser cet indice suite au maintien des hauts cours du pétrole. La dette publique russe, extérieure et intérieure, constitue 31,7% du PIB, a-t-il annoncé.
S'agissant de nouvelles sources de rentrées budgétaires, le ministre par intérim a annoncé qu'après le relèvement de l'impôt sur l'extraction des minéraux utiles et de la taxe à l'exportation pour le pétrole, le budget obtiendrait à partir du 1er juillet 2004 jusqu'à 100 millions de dollars mensuellement, sans aucun préjudice pour l'économie et les compagnies pétrolières.