"Les appels à la multiplicité lancés par certains hôtes de la région ont de plus en plus la tonalité d'un ordre d'en finir à tout prix avec le monopole russe (a l'heure actuelle les hydrocarbures de la mer Caspienne, y compris ceux des gisements azerbaïdjanais et kazakhs, sont acheminés vers le marché mondial par ce que l'on appelle l'itinéraire russe qui passe par le nord pour aboutir au port de Novorossiisk, sur la mer Noire) au mépris de l'utilité économique et de la sécurité écologique", a-t-il dit.
"Nous permettons de nous laisser entraîner dans ces jeux politiques facteurs de confrontation alors qu'il est nécessaire d'agir de façon coordonnée pour résoudre le problème de la multiplicité des itinéraires sur une base économique saine compte tenu de la balance énergétique de l'ensemble de la région de la Caspienne", a-t-il poursuivi.
Par une telle approche "il sera possible de résoudre le problème du transit du gaz caspien vers l'Europe de façon beaucoup plus efficace et avantageuse que la Turquie et la Grèce s'efforcent de le faire sans nous aujourd'hui", a ajouté le diplomate.
De l'avis de Viktor Kalioujni, "le transport des hydrocarbures de la mer Caspienne dépend dans une grande mesure de la situation dans les détroits. Depuis ces dix-huit derniers mois, le passage par le Bosphore et les Dardanelles est très limité, au point qu'il en résulte des pertes considérables pour les Etats de la mer Noire, les sociétés énergétiques et les compagnies de navigation concernées", a-t-il rappelé. "On ne saurait tolérer cette situation", a-t-il ajouté.
"Les passions sont attisées artificiellement autour des détroits pour rendre plus crédible la propagande de la fameuse multiplicité des itinéraires, en premier lieu en faveur de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan", estime le diplomate russe.
"La normalisation de la situation requiert des efforts collectifs", a souligné Viktor Kalioujni. A son avis, "la recherche d'un tel règlement serait favorisé par la tenue à Istanbul de consultations sur les problèmes de la sécurité de la navigation dans les détroits avec la participation des Etats, des sociétés énergétiques et les compagnies de navigations intéressés".