Une telle initiative a été notamment formulée ce mercredi à Astana lors du forum international "Caspienne: politique, économie, business - 2004" par le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie et représentant spécial du Président de Russie pour le règlement du statut juridique de la Caspienne, Viktor Kalioujny.
"Tout au long des années, nous sommes intervenus en faveur de l'institution d'un Centre écologique de la Caspienne. Aussi, estimons-nous qu'avec l'entrée en vigueur de la Convention, le Secrétariat en pourrait devenir le Centre", a indique le chef adjoint de la diplomatie russe. Cela dit, Viktor Kalioujny a assuré que la Russie était prête à créer toutes les conditions nécessaires pour le bon fonctionnement d'une telle structure.
"Nous sommes à juste titre fiers d'avoir signé la Convention-cadre sur la protection du milieu maritime de la Caspienne, compte tenu du fait que c'est une convention à cinq", a noté le vice-ministre russe des Affaires étrangères, tout en ajoutant cependant que ce n'était là qu'un tout premier pas. Selon le diplomate russe, il importe désormais de mettre en vigueur aussi vite que possible ladite Convention, tout en la transformant en instrument efficace de protection de l'environnement. Et de préciser qu'il entendait par là la mise au point et la signature d'un protocole approprié.
Quoi qu'il en soit, a poursuivi le représentant spécial du Président de la Fédération de Russie pour le règlement du statut juridique de la Caspienne, on ne doit pas, non plus, négliger les autres aspects des activités écologiques. Et de rappeler notamment qu'un accord de coopération des Etats riverains de la Caspienne en matière d'hydrométéorologie et de monitorage du milieu naturel de la Caspienne est pratiquement prêt à être signé. "On aurait pu le signer encore hier, mais nous ne pouvons toujours pas décidé de l'endroit et du moment précis de la signature de ce document", a noté Viktor Kalioujny.
A part cela, a repris le diplomate russe, nous n'avons pas, non plus, réussi à créer une réserve mixte russo-kazakh (zone protégée) en Caspienne Nord, alors que l'initiative russe pour introduire à la Caspienne le know-how de rejet zéro lors du forage des puits n'est toujours pas suivie.
"Une telle situation est difficile à commenter alors qu'à tous les niveaux et littéralement à tous les coins, la préoccupation par l'état écologique de la Caspienne est exprimée haut et for", a conclu le vice-ministre russe des Affaires étrangères.