"C'est un chiffre colossal pour n'importe quel pays", a-t-il affirmé.
Il estime que c'est le développement du marché de la consommation qui doit entraîner à sa suite l'ensemble de l'économie et a cité, à titre d'exemple, les Etats-Unis dont l'économie s'est développée grâce au culte de la consommation.
L'Etat doit se retirer progressivement du secteur des services sociaux, a déclaré Alexandre Potchinok.
A son avis, les services sociaux doivent être fournis par appel d'offres. A l'heure actuelle, les organismes sociaux fournissent des produits alimentaires à 1,3 million de personnes. Les organisations commerciales qui possèdent un réseau de distribution développé sont capables de le faire avec plus de succès, estime le ministre par intérim.
Il juge également possible de remplacer les voitures "Oka" que l'Etat met à la disposition des invalides par des taxis sociaux auxquels ils pourraient recourir en cas de besoin. "Cela coûterait beaucoup moins cher à l'Etat", a dit Alexandre Potchinok.
Cependant, d'après les experts, le demande de services, d'appareils électroménagers, de voitures et d'autres biens de consommation courante restera stable en Russie pour les années à venir.
La production de denrées alimentaires n'augmentera pas parce que la population en Russie décroît d'environ 700 000 personnes par an. Mais dans cette branche la demande changera au profit des produits de meilleure qualité et plus chers, estiment les experts.
Le développement intense de la consommation courante requiert des conditions bien déterminées, selon Alexandre Potchinok. Tout d'abord l'Etat doit cesser de gérer ce secteur et laisser cette fonction aux associations d'employeurs. Et puis il est nécessaire que les règles du jeu restent stables. Cela concerne en premier lieu la politique fiscale, estime le ministre par intérim.
"Il est nécessaire de créer des conditions favorisant le développement des petites entreprises. A l'heure actuelle on en compte 870 000 dans le pays. Il manque donc en Russie plusieurs millions de PME", affirme Alexandre Potchinok.
Pendant trois ou quatre ans le salaire continuera d'augmenter de 21% au minimum par an, a-t-il poursuivi.
Le recul de l'inflation contribuera à accélérer la hausse réelle des salaires.
En même temps le ministre a évoqué un facteur négatif, le retard visible aujourd'hui de la hausse de la productivité sur celle des salaires. D'ici trois à quatre ans il nous faudra réfléchir à la façon dont nous pourrons augmenter considérablement la productivité du travail", a dit Alexandre Potchinok.