Interrogé au sujet de l'éventualité de l'ouverture d'un consulat russe en Transnistrie (territoire sur la rive gauche à population russophone avec la capitale à Tiraspol qui, au début des années 1990, sur la vague de souverainetés, avait fait sécession de la Moldavie), le diplomate a indiqué que la nécessité de son ouverture est dictée par "l'attention aux besoins des simples gens". Selon l'ambassade, la Moldavie compte près de 80 000 personnes à double citoyenneté, dont la partie considérable, 70%, habite en Transnistrie. De ce fait, les diplomates, dans leur travail en direction des citoyens russes, rencontrent des "difficultés techniques", suite à quoi "le problème de l'ouverture d'un consulat a été à plusieurs reprises discuté", a indiqué l'ambassadeur. De l'avis du diplomate, ce consulat pourrait être ouvert "à Benderi, dans la zone de sécurité sur le Dniestr".
S'agissant du thème du partenariat stratégique des deux Etats, Youri Zoubakov a dit que "c'est un travail conjoint mené pour le bien commun". "Toutes les entreprises à participation russe assurent de bons rendements en Moldavie ", a-t-il noté.
S'agissant des relations russo-moldaves, l'ambassadeur russe a rappelé que "le Traité d'amitié et de coopération avait été signé il y a deux ans entre les deux pays". La Russie et la Moldavie, a poursuivi l'ambassadeur, ont des relations culturelles, commerciales et économiques étroites" et "même plus, ils ont une grande compréhension au niveau de leurs habitants". L'ambassadeur estime toutefois que malgré "une dynamique (positive) des relations", "à condition de soumettre la situation actuelle à une analyse critique, on constatera qu'encore bien des choses auraient pu être accomplies". "Le traité de base est un document durable et d'importance et je pense que nous devrons effectuer une analyse minutieuse de ce qui a été accompli et de ce qui est encore à accomplir", a souligné le diplomate.