Revue de la presse russe du 26 avril

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MOSCOU, RIA Novosti

Kommersant

Le refus des Grecs chypriotes de soutenir le plan de réunification de l'île remet en doute les perspectives de leur adhésion à l'Union européenne. De toute façon on le dit déjà ouvertement à Bruxelles, écrit le "Kommersant". Du moins, on remet en cause la date de l'adhésion initialement fixée au début du mois prochain. Mais ce n'est pas le principal bilan de l'échec de la réunification de Chypre. Si les communautés grecques et turques de l'île avaient voté pour la réunification, le plan conçu pour Chypre aurait pu servir de modèle pour régler d'autres vieux conflits qui ont abouti à la division de peuples qui avaient vécu ensemble.

D'autre part, poursuit le "Kommersant", le succès de la réunification chypriote aurait été une brillante victoire de l'Europe. Car malgré son origine otanienne, le plan est de par sa nature européen. En cas de succès l'Europe aurait pu prétendre au rôle principal dans le règlement d'autres problèmes analogues. Peut-être même dans l'espace post-soviétique. A l'appui de leurs prétentions, les Européens auraient pu déclarer : "La Russie ne peut pas s'adjuger le rôle principal pour résoudre les problèmes dans les pays de la CEI à cause de ses ambitions impériales et les Etats-Unis pour des raisons géopolitiques parce qu'ils considèrent une bonne partie de l'espace post-soviétique comme leur zone d'intérêts particuliers. Aussi l'Europe est-elle seule capable de trouver le moyen nécessaire pour régler les problèmes de la CEI".

Maintenant, après l'échec du plan de réunification chypriote la prétention de l'Europe aux lauriers du principal pacificateur dans la CEI a peu de poids, constate le "Kommersant".

Nezavissimaïa Gazeta

L'ayatollah Seyed Mohammad Khamenei, frère du chef suprême et l'un des principaux idéologues de la République islamique d'Iran, qui a visité ces jours-ci Moscou, estime qu'aucun Etat du monde n'a le droit de modifier les frontières et de gouverner d'autres peuples. A la réplique de savoir que l'islam est souvent associé à la terreur, il a déclaré dans une interview à la "Nezavissimaïa Gazeta" que l'islam attache la plus grande importance à la vie humaine, à sa sécurité. Il est dit dans le Coran que celui qui tue un homme c'est comme s'il tuait beaucoup d'hommes. L'islam n'incite ni à la violence ni à la cruauté.

Commentant les plans américains de réformer le Proche-Orient, l'ayatollah a condamné la politique d'arbitraire. La politique criminelle des Etats-Unis a pour but de leur assurer des avantages économiques, a dit l'ayatollah. De telles actions sont réprouvées par l'islam et par d'autres religions. Si les Américains sont démocrates et qu'ils croient au respect des droits de l'homme, qu'ils laissent alors en paix le peuple irakien pour qu'il puisse lui-même élaborer une Constitution et choisir une forme de gouvernement.

Parlant du rôle de la Russie au Proche-Orient, l'ayatollah a fait remarquer qu'en Iran "on éprouve de la sympathie pour les actuels dirigeants de la Russie. Nous estimons que les changements que la Russie a connus lui ont été bénéfiques. Et l'avenir pour la région du Proche-Orient est rassurant".

Vedomosti

L'Inde équipera ses avions-écoles militaires d'un moteur russe Al-55 et ce marché promet à l'aviation aéronautique russe une commande qui lui rapportera plus de 200 millions de dollars, informe le quotidien "Vedomosti". De l'avis des experts, le choix du moteur russe concurrencé par le Larzac de la société française Snecma prouve que la Russie est en état de proposer du matériel compétitif sur le marché indien exigeant de l'armement.

Le contrat Al-55 peut ne pas devenir le dernier contrat important de livraison de moteurs d'avion à l'Inde. L'entreprise moscovite "Saliout" et le groupe "MiG" testent actuellement le moteur Al-31 qui peut équiper le chasseur-bombardier Mig-27 fabriqué en série en Inde jusqu'au milieu des années 1990, explique le directeur général de l'usine, Youri Elisseïev. L'Inde a assemblé 165 appareils de ce modèle. Si les militaires indiens acceptent la proposition de "MiG", le montant du contrat pourrait dépasser 250 millions de dollars, informe le journal.

Gazeta

La Cour constitutionnelle de la Russie a laissé en vigueur des dispositions du Code foncier qui autorisent la vente de terrains à des étrangers, informe la "Gazeta". Ainsi, elle a rejeté complètement l'exigence des députés de l'Assemblée législative régionale de Mourmansk (nord de la Russie) d'annuler le Code foncier adopté en 2001.

"Il est absolument évident que les étrangers ont les mêmes droits de propriété", a déclaré le président du comité législatif de la Douma, chambre basse du parlement russe, Pavel Kracheninnikov, en commentant la décision de la Cour constitutionnelle. "L'expropriation d'un terrain ne peut avoir lieu qu'en cas de violation des droits des citoyens russes. Pourquoi en France ou dans d'autres pays personne ne conteste le droit des Russes d'acheter des terrains ? Un terme a maintenant été mis à ces spéculations politiques. La Cour constitutionnelle a confirmé que ce qui est blanc est blanc et ce qui est noir est noir.

Izvestia

La situation au sein du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) échappe au contrôle de ses leaders, notent les "Izvestia". Le résultat, plus que modeste, obtenu par les communistes aux dernières élections législatives et leur incapacité à mener de façon dynamique la campagne présidentielle ont servi de catalyseur aux contradictions internes dans l'ensemble de la gauche.

Le chef du comité exécutif de l'Union patriotique populaire de Russie (NPSR), Guennadi Semiguine, qui est l'une des figures de proue de la gauche, a déclaré aux "Izvestia" :

"La cause première de la défaite la plus cuisante subie par le KPRF depuis ses onze ans d'existence réside dans les erreurs stratégiques commises par ses dirigeants lors de la préparation de sa campagne électorale. Le parti a refusé de s'allier. Il y a aussi une autre cause : un an avant l'élection l'entourage du leader des communistes, Guennadi Ziouganov, avait provoqué des contradictions internes pour faire éclater le parti de l'intérieur. D'autre part, les électeurs ont réagi très négativement à l'inscription de nombreux représentants du gros capital sur la liste électorale du KPRF.

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