La révision à la baisse de cet indice de Ioukos et de Sibneft par les grandes agences de cotation (S&P et Moody's) éveillera la méfiance chez les investisseurs occidentaux, estime l'expert de "Brokerkreditservis" Maxime Cheïne. Elles sont aujourd'hui au niveau des actions des deuxième ou troisième échelons, ce qui veut dire que si Ioukos veut emprunter à l'étranger, les crédits lui coûteraient plus cher. Le taux d'intérêt passerait de 7% à 12%, a-t-il expliqué.
A son avis, un abaissement de la note de crédit de Sibneft ne se répercuterait pas sur son activité mais l'"état incertain" de la société désintéressait les investisseurs dont beaucoup sont prêts à acheter ses actions au cas où elles seraient mises en vente. "Les investisseurs suivent la situation de près et se tiennent prêts à acheter des actions de Sibneft", a dit l'interlocuteur de RIA Novosti.
L'expert de la banque "Zenit" Evgueni Souvorov partage le point de vue de son collègue. Il estime qu'une baisse de la note de crédit de Ioukos causerait à la société beaucoup de nouveaux problèmes financiers.
"Elle ne pourrait plus se faire accorder des crédits à des conditions aussi avantageuses qu'auparavant", a-t-il dit avant d'ajouter que ses actions se vendent massivement ces derniers jours sur le marché tandis que les investisseurs retiennent les titres de Sibneft ".
Un expert de la compagnie d'investissement "Métropole", Evgueni Sotskov, pense lui aussi que la révision à la baisse de la note de crédit augmentera les risques pour les investisseurs.
"A mon avis l'abaissement de la note de crédit de Ioukos et de Sibneft ferait ressortir une nouvelle fois les risques liés à ces sociétés et l'accès des marchés financiers leur coûterait d'autant plus cher", a-t-il souligné.