- Nous entamerons des négociations d'envergure sur le retrait de nos bases commenceront dès que les parties russe et géorgienne auront nommé les chefs de leurs délégations. Nous comptons le faire avant le début de l'été. Pour ce qui est de la Russie, tout est prêt, il reste à nommer le chef de la délégation.
Un certain retard dans la formation des délégations s'explique par la réforme administrative russe et les élections présidentielles et la formation du gouvernement en Géorgie.
Dès que tout est arrangé, nous pourrons envisager la nomination des chefs des délégations. Je pense que ce sera fait dans un avenir proche.
Quand nous aurons fixé une date du premier volet des négociations, nous l'annoncerons immédiatement. La partie russe est intéressée à le faire dans les plus brefs délais.
- Quel est l'état d'esprit des parties en prévision des négociations, à votre avis?
- Nous croyons que les parties sont plutôt optimistes. On peut considérer les récentes déclarations du président géorgien Mikhaïl Saakachvili comme une approche plus constructive de ce problème.
M.Saakachvili a récemment déclaré que la partie géorgienne n'entraverait plus les déplacements des militaires russes, le transport de carburants, lubrifiants et d'autres produits nécessaires. Il a en outre déclaré que les autorités géorgiennes ne pensaient pas que ce problème compliquait les relations bilatérales.
Cela signifie que nous voyons un problème et que nous pouvons le régler uniquement en parvenant à une entente.
Nous souhaitons que la partie géorgienne expose ses idées sur le délai et les modalités de fonctionnement des bases pendant la période de transition et non sur les modalités de leur retrait.
Nous avons déjà annoncé un délai réaliste du retrait des bases russes, à savoir dix ou onze ans. Si d'autres pays, nos partenaires, accordent leur assistance en matière financière, cela marchera plus vite.
Mais pour procéder à la réalisation de nos projets de retour des militaires, il faut d'abord signer un accord. Ce n'est qu'après que nous pourrons débloquer des fonds nécessaires.
- Est-ce que vous savez déjà qui conduira les délégations russe et géorgienne?
- Nous avons plusieurs idées plus ou moins concrètes à ce sujet, mais je ne voudrais pas en parler pour le moment. La partie géorgienne n'a pas encore envoyé de confirmation définitive mais a annoncé que le vice-ministre des Affaires étrangères Merab Antadzé conduira la délégation géorgienne aux négociations sur le "Grand Accord". Mais nous n'allons pas attendre une décision de la partie géorgienne pour faire notre choix. Nous sommes prêts à le faire au plus vite.