Aux termes de ce document il est prévu de privatiser cette année 1915 entreprises fédérales unitaires et des paquets d'actions de 2222 sociétés.
"Toutes les administrations et pas seulement celles qui relèvent de la sphère patrimoniale doivent s'engager dans le processus visant à accroître l'efficacité des privatisations. Notre patrimoine doit être rentabilisé et la réorganisation du gouvernement dans cet axe (gestion des biens, NDLR) doit apporter les résultats les plus sérieux", a indiqué le premier ministre.
Le gouvernement doit garantir l'exécution des plans de privatisation dont les résultats sont à ce jour assez bas, a noté Mikhaïl Fradkov. D'autre part, les privatisations doivent être plus transparentes et contribuer à alimenter le budget, à utiliser efficacement les fonds collectés, à restructurer et à mettre sur pied un propriétaire efficace.
"Une plus grande ouverture en matière de privatisation des biens fédéraux, voilà le moyen d'accroître l'efficacité de ce processus", a indiqué le premier ministre.
Le premier ministre a également exigé du gouvernement de se débarrasser plus énergiquement de petits paquets d'actions à faible rendement.
Il a rappelé qu'en 2003, 63% des recettes de privatisation avaient été obtenus grâce à deux opérations de privatisation seulement menées en 2002. Cet état de choses, a dit le premier ministre, empêche l'Etat de se concentrer sur des paquets d'actions de moindre importance à privatiser. Cela veut dire que nous laissons sans attention les paquets d'actions qui ne promettent pas de rapporter gros, que les privatisations sont menées pour les privatisations et que le gouvernement ne se montre pas assez attentif envers ces biens, a poursuivi le premier ministre. De nombreux biens de faible importance qui figuraient dans les plans de privatisation des années précédentes ne sont toujours pas vendus, a ajouté Mikhaïl Fradkov.
En réponse, Guerman Gref, ministre du Développement économique et du Commerce, a annoncé qu'il est "difficile" de "vendre bien" des paquets d'actions de peu d'importance et que cette année "la part du lion" des rentrées budgétaires sera assurée par une quinzaine d'entreprises. Selon le ministre, pour l'année en cours, les paquets représentant moins de 2% d'actions constituent 36% des propositions de privatisation, ceux de 2% à 25% d'actions 31%, les blocs d'action assurant le contrôle 8% et ceux assurant le blocage 25%.
Le conseiller du ministre, Alexandre Braverman, a annoncé pour sa part que des blocs d'actions de 25% au maximum prédominent dans les paquets contrôlés par l'Etat. Si ces actions ne sont pas vendues aux ventes aux enchères ou par voie de placement de titres, ils pourraient être réalisés à un prix moindre.
"Ces blocs seront vendus d'une manière ou d'une autre et l'Etat sera débarrassé de la nécessité de gérer des blocs d'actions minoritaires et inefficaces", a indiqué le conseiller, répondant à la question du premier ministre qui voulait savoir comment l'Etat pourrait enfin se débarrasser des petits paquets d'actions.