* Le radiotélescope global "Quasar KVO", instrument astronomique unique en son genre pour les explorations de la terre et de l'Univers est entré en service. Le "Quasar" est constitué de trois observatoires dotés du radiotélescope de 32 m chacun. L'un d'entre eux existe depuis 1997 dans les environs de Saint-Pétersbourg, dans la localité de Svetloié (Nord-Ouest de la Russie). Le deuxième fonctionne depuis 2000 dans le Caucase du Nord (Sud de la Russie), dans la localité de Zelentchoukskaia. Le troisième a été récemment construit près du lac Baïkal (Sibérie). Le projet a été mis en oeuvre par les scientifiques de l'Institut d'astronomie appliquée (Saint-Pétersbourg).
Ces grands instruments scientifiques sont unis par les télécommunications au Centre informatique de contrôle et de dépouillement des données qui se trouve à Svetloié. Le complexe radio-interférométrique permet d'étudier la structure de l'Univers, de prévenir le danger des astéroïdes, de prédire les tremblements de terre, d'assurer le monitoring de l'Océan mondial, de prévoir les tsunamis et de préciser les cycles annuels de déplacement des continents.
Trois radiotélescopes terrestres qui fonctionnent d'une manière synchrone forment un triangle géant capable de capter et d'enregistrer les rayonnements émanant de divers objets spatiaux. Les horloges à hydrogène synchronisées sont installées sur les radiotélescopes. Le Quasar KVO fournira les données d'importance exceptionnelle à un grand nombre de sciences fondamentales (l'astronomie, la géodynamique, l'astrophysique, la cosmologie) et appliquées (la géodésie, la sismologie, la métrologie, la navigation spatiale) et les informations nécessaires pour régler les problèmes de la défense du pays.
Cet instrument permettra à la science russe de participer dignement à tous les programmes d'observation internationaux à long terme.
* Les chercheurs et les experts russes spécialisés dans la navigation et la cartographie ont dressé une carte sans précédent du relief du fond de l'Océan Glacial Arctique, fait savoir le journal "Parlamentskaia gazeta" ("Journal parlementaire"). Le bassin arctique de l'Océan Glacial Arctique qui s'étend à plusieurs millions de kilomètres carrés restait très peu étudié bien que cette région détermine, pour beaucoup, les changements des conditions atmosphériques et du climat sur la planète.
"32 stations en dérive soviétiques et russes ont travaillé depuis 1937 dans le bassin de l'Océan Glacial, a dit Alexandre Danilov, vice-directeur scientifique de l'Institut de recherche sur l'Arctique et l'Antarctide (Saint-Pétersbourg). La carte permet de prospecter les gisements prometteurs de pétrole, de gaz et, bien entendu, d'assurer la sécurité de la navigation maritime".
* Les chercheurs de l'Institut de géologie de la Section sibérienne de l'Académie des sciences de Russie ont accumulé un nombre immense de données permettant de promouvoir la production d'or dans les régions de la Sibérie du Sud: en Chorie montagneuse, dans l'Altaï et à Salair. Ils ont notamment étudié le nouveau gisement d'or avec des mines riches "Fedorovskoie-1" en Chorie montagneuse, indique la revue "Géologie et géophysique". L'extraction de ce précieux métal en Sibérie du Sud reviendra beaucoup moins cher que dans les régions traditionnelles d'extraction de l'or dans le Nord-Est de la Sibérie.
L'Institut étudie les problèmes très importants de la prospection et de l'évaluation des gisements d'or, les formes et les causes de la migration et de la concentration de l'or. Ses chercheurs effectuent des travaux dans les régions aurifères non seulement de la Russie, mais aussi du Kazakhstan, de l'Asie centrale, de la Mongolie et de la Chine.
* Le domaine russe sur le Net .RU a eu dix ans. Il a été inscrit en avril 1994 à la base internationale de données des domaines nationaux de haut niveau soutenue par l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority).
Le domaine .RU figure aujourd'hui parmi les trente zones les plus fréquentées de Net et parmi les dix zones en voie de développement.
Grâce au domaine .RU, la Russie est devenue plus proche et compréhensible pour le monde, alors que le monde est devenu plus proche et plus compréhensible pour les Russes.
* Le programme "Odyssée spatiale" est appelé à faire renaître l'intérêt des jeunes pour la cosmonautique, lit-on dans le quotidien "Poïsk" ("Recherche"), organe des milieux scientifiques. Ce programme est en voie d'application par l'Université aérospatiale sibérienne (Krasnoiarsk) et le Centre de formation des cosmonautes à la Cité des étoiles, dans les environs de Moscou. L'auteur du projet est Alexandre Lazoutkine, Héros de la Russie, cosmonaute-chercheur.
Les participants au projet étudieront les fondements de la théorie du vol spatial, la construction et les systèmes du vaisseau spatial.
Ceux qui passeront tous les examens et le contrôle médical se rendront dans la taïga sibérienne où les attend l'école de survie. Un atterrissage en catastrophe du module largable dans une région imprévue de la Terre sera simulé.
Les six jeunes sélectionnés à toutes ces étapes constitueront deux équipages (principal et la doublure) et suivront les entraînements au Centre de formation des cosmonautes. Les étudiants participeront au vol spatial virtuel sur un banc d'essai employé pour l'entraînement des véritables cosmonautes. Les méthodes de certaines expériences scientifiques dans l'espace seront conçues pendant le vol virtuel. Le programme scientifique est conçu par l'Université aérospatiale sibérienne conjointement avec l'Académie des sciences de Russie. Les résultats seront annoncés à la conférence scientifique et pratique spéciale à Krasnoiarsk.