"Nous participerons à la restructuration du secteur énergétique en Russie car l'approvisionnement en énergie est très important pour nous", a-t-il indiqué.
La société, a-t-il ajouté, est également intéressée à prendre part à l'appel d'offres pour le droit d'exploiter le gisement aurifère de Soukhoï-Log. "Lorsque le gouvernement l'aura mis en vente, nous prendrons sûrement part à l'appel d'offres", a indiqué le top manager de Nornickel.
"Les prix de l'or augmenteront", a expliqué le représentant de la société minière. La Russie possède des gisements d'une très grande qualité et pou cette raison la société en achètera "à un prix intéressant".
Le vice-président de Nornickel a annoncé les projets de la société d'augmenter sa participation au sud-africain Gold Fields, le quatrième producteur mondial d'or, ayant achevé, en début de mois, son marché d'acquisition de 20% de cette société.
De l'avis de Rojetskine, les prix des métaux non ferreux croîtront également dans les années à venir. En témoigne la conjoncture actuelle, a-t-il indiqué, rappelant que "l'année 2003 a été une bonne année pour les prix des non ferreux et ces prix se maintiendront encore longtemps".
La demande du platine, du nickel et de palladium augmente et augmentera encore en Chine et en Inde dont les marchés sont mis en valeur avec succès par Nornickel. L'an dernier, a annoncé Leonid Rojetskine, les ventes de platine et de palladium ont rapporté à la société 1 milliard de dollars. Sur le marché russe, Nornickel a augmenté l'an dernier ses ventes de cuivre d'un quart, contribuant ainsi à l'accroissement du PIB, a fait observer le top manager de la société minière russe.
S'agissant de l'acquisition par Nornickel de 55% des actions de la société américaine Stillwater, Leonid Rojetskine a annoncé qu'en un an le prix de cette compagnie avait doublé.
Selon lui, la société a versé en février à ses actionnaires sous forme de dividendes intermédiaires près de 300 millions de dollars.
La société estime que la production de nickel qui accuse du retard sur la demande est son unique "goulot d'étranglement". La demande du nickel, a-t-il expliqué, augmente à raison de 3,5% l'an et l'an dernier la société a vendu tous ses stocks (300 000 tonnes dont 70 000 provenant de ses stocks).