"Pour ce qui est des entreprises d'importance stratégique, la loi russe prévoit certaines restrictions, mais les amendements sont déjà préparés pour lever ces restrictions", a-t-il indiqué, prenant la parole au Forum international "Les hautes technologies du 21e siècle".
"Nous estimons que la présence de sociétés occidentales au sein d'entreprises russes pourrait être considérablement élargie, ce qui permettra d'améliorer le climat d'investissement dans notre industrie de défense. De la même manière, la présence de sociétés russes dans les structures d'investissement occidentales liées à la production de matériels de guerre aura des effets positifs sur notre coopération industrielle".
Ces innovations, a précisé Alexandre Brindikov, concerneront non seulement les joint-ventures nouvelles mais aussi les entreprises conjointes existantes.
S'agissant des exemples de coopération réussie des entreprises occidentales avec le complexe militaro-industriel, il a cité le groupe italien Finmeccanica, qui élabore avec la Russie le projet d'avion d'entraînement Yak-130.
La coopération avec les géants aéronautiques européens, dont EADS, présente également, selon lui, beaucoup d'intérêt. "Nous comptons parvenir à une nouvelle étape de notre coopération avec la France", a-t-il indiqué.
Pour sa part, le directeur du Directorat économique de l'OTAN, Patrick Hardouin, a dit que les pays membres de l'Alliance sont d'accord que la participation russe était obligatoire dans l'examen des questions du complexe militaro-industriel.
A son avis, la participation à l'atelier "La restructuration et la réforme du complexe militaro-industriel", qui se déroule dans le cadre du forum "Les hautes technologies du 21e siècle", permettra aux pays membres de l'Alliance de mieux tenir compte des nouvelles tendances dans l'industrie de guerre russe et d'échanger les expériences de management militaro-industriel.