Il a souligné que "la Russie a désormais une base politique pour avoir un business stable". Selon lui, l'Etat doit lever définitivement les barrières administratives à l'accès aux ressources de développement.
"Personne ne met en doute le bilan des privatisations", a indiqué Andreï Kostine. Dans les rapports Etat - business, toute guerre est à bannir, de même que "l'usurpation de biens avec recours à la machine d'Etat, comme ce fut le cas dans les années 1990", a-t-il souligné.
D'autre part, Andreï Kostine estime que le pays doit décréter une amnistie des capitaux.
"Il fut un temps où l'évasion de capitaux était un désastre national", a rappelé l'homme d'affaires. Cette année, "pour la première fois dans l'histoire de la Russie post-soviétique, le reflux de capitaux fera place à leur afflux net".
Selon le banquier, cet afflux se montera à 3 ou 4 milliards de dollars. "Le capital un jour expatrié de Russie et qui s'est déposé notamment dans les Iles britanniques reprend le chemin de la Patrie", a expliqué Andreï Kostine.
Le président de la Banque pour le commerce extérieur a exprimé l'espoir que le gouvernement présenterait des "garanties de préservation de ces capitaux". De l'avis d'Andreï Kostine, le temps est également venu de mener une "amnistie des capitaux". "Le Kazakhstan, qui a mené cette amnistie, ne le regrette pas", a-t-il indiqué.