Kommersant
Les experts de l'ONU ont présenté leurs prévisions de développement de l'économie mondiale pour 2004-2005. Ils considèrent la Russie, ainsi que les Etats-Unis, la Chine et l'Inde, comme l'une des locomotives de la croissance économique mondiale. Les perspectives à moyen terme de l'économie mondiale "apparaissent un peu meilleures" qu'au cours de ces dernières années, bien que le risque d'une détérioration reste, à leur avis, très élevé. Les experts ont désigné de "nouveaux centres d'activité économique" : la Chine, l'Inde et la Russie, souligne le quotidien "Kommersant". "Nous considérons la Chine comme un géant économique en Asie. L'Inde progresse rapidement et sur une base stable... quant à la Russie, elle devient un pays qu'il faut prendre en considération", a reconnu le directeur du rapport, Laurence Klein, prix Nobel d'économie.
Gazeta
Le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Igor Ivanov, s'est entretenu dans la capitale du Qatar avec le ministre qatari des Affaires étrangères, Hamad bin Jassim bin Jabor Al-Thani, sur le sort des deux citoyens russes arrêtés à Doha et accusés d'avoir assassiné le leader tchétchène Zelimkhan Yandarbiev. "La Russie respecte la justice qatarie et la décision qu'elle prendra", a déclaré Igor Ivanov, annonçant ainsi la position officielle de la Russie. La chaîne de télévision qatarie Al Jazira a déclaré dans une émission consacrée à cette rencontre, en citant des sources anonymes, que les autorités russes et qataries s'étaient déjà entendues sur l'issue à donner à la situation : les Russes seraient condamnés puis amnistiés dans la foulée par l'émir. Les deux actes - la condamnation et la grâce - pourraient avoir lieu le 25 avril, le jour des audiences publiques.
Izvestia
L'opposition arménienne promet de lancer cette semaine de nouvelles actions de protestation, de plus grande envergure, à Erevan. La démission du président actuel est la revendication principale et, en fait, unique des opposants. A l'heure actuelle, il y a peu de chances que cette revendication soit satisfaite, indiquent les "Izvestia", mais, de l'avis des experts, dans un avenir proche les tentatives d'opérer une "révolution arménienne" ne feront que se répéter. Le président d'Arménie Robert Kotcharian a accordé une interview aux "Izvestia".
Question: "Monsieur le président, qu'est-ce qui se produit actuellement en Arménie: une crise politique, un malentendu ou un phénomène temporaire?"
Réponse: " Probablement, c'est la combinaison d'un phénomène temporaire et d'un malentendu. Sous l'impression des événements géorgiens, notre opposition a décidé de transposer cette situation à la réalité arménienne. C'est ce qui se produit actuellement. C'est un malentendu, car il est impossible de comparer notre situation avec la réalité géorgienne. C'est certainement un phénomène temporaire".
Nezavissimaia gazeta
Déçu de ses partenaires occidentaux, Kiev peut revoir prochainement sa politique étrangère de coopération dans le domaine militaire, estime le quotidien "NG". A en juger par les informations des médias ukrainiens à ce sujet, la société a l'intention de s'opposer à la participation de militaires ukrainiens aux opérations de paix de structures occidentales et de certains pays. A la Rada suprême (parlement ukrainien), allant au-devant des souhaits de l'électorat, pratiquement toutes les forces politiques sont prêtes à voter pour le rappel des forces de paix ukrainiennes non seulement d'Irak, mais aussi d'autres points chauds où les missions humanitaires signifient, en réalité, la participation aux actions militaires.
Après la mort de trois militaires ukrainiens en Irak, fait remarquer le quotidien "NG", les hommes politiques réfléchissent aux conséquences électorales de l'aide apportée aux Etats-Unis conformément à la décision prise en juin de l'année dernière. A ce moment-là, Kiev avait subi une forte pression de la part de l'Occident qui avait rendu publics plusieurs nouveaux facteurs compromettants pour de nombreux représentants du pouvoir ukrainien. Le soutien apporté à l'opération américaine en Irak a atténué un peu ce problème, mais Kiev n'a toujours pas reçu les dividendes escomptés. L'Occident avance en permanence à l'Ukraine de nouvelles exigences politiques, économiques et militaires, écrit le quotidien "Nezavissimaia gazeta".