"Quatre pays - la Russie, le Kazakhstan, l'Ukraine et la Biélorussie - avancent vers un espace économique unique, espace qui suppose la mise en place d'un marché unique de la main-d'oeuvre, des finances et bien des autres choses encore", a souligné Akhmetov.
"Nous saluerons tout autre pays qui souhaitera entrer dans cet espace", a-t-il ajouté.
La question relative à la transformation de la Banque inter-Etats de la CEI en une banque régionale de développement sera examinée par le prochain Conseil des chefs de gouvernement de la CEI en septembre, a annoncé pour sa part le premier ministre russe Mikhaïl Fradkov.
A ce jour, seulement deux pays, la Russie et le Kazakhstan, se disent prêts à participer au capital de la nouvelle banque, a précisé le chef du gouvernement russe.
Le Conseil des chefs de gouvernement de la CEI a approuvé dans les grandes lignes la proposition de la Kirghizie de créer un fonds de réserve pour la suppression des conséquences d'accidents naturels et technologiques.
Cette décision permettra de combattre plus efficacement les conséquences de calamités naturelles, sur le plan aussi bien organisationnel que financier", a expliqué le ministre kirghiz de l'Ecologie et des Situations d'urgence, Temirbek Akmataliev.
"Tous les chefs d'Etat ont donné leur accord de principe pour l'institution de ce fonds", a-t-il encore indiqué.
Selon le ministre kirghiz, ce fonds pourrait être créé avant la fin de l'année, sur le principe de participations des Etats membres de la Communauté.
Tôt ou tard, a déclaré pour sa part le directeur du Centre antiterroriste de la CEI, Boris Mylnikov, la coopération étroite des pays de la CEI et de l'OTAN deviendra réalité.
"Nous finirons par y parvenir", a-t-il indiqué.
Quant à la coopération intra-communautaire, a-t-il poursuivi, "même si celle-ci est reconnue par tout le monde, les pays manquent toujours de confiance mutuelle" et, de ce fait, "chaque rencontre dans le cadre de la CEI représente un élément d'importance dans la promotion de la coopération entre tous les pays (de la communauté)".
Interrogé par les journalistes, Boris Mylnikov a répondu qu'il ne voulait pas commenter les causes des récents attentats à Tachkent. "L'Ouzbékistan souhaite avoir une participation minimale au sein de la CEI", et "c'est donc à Tachkent qu'il appartient d'en parler", a-t-il expliqué son refus.