Revue de la presse russe du 16 avril

S'abonner
MOSCOU, RIA-Novosti

Nezavissimaia gazeta

La visite de deux jours du président d'Ouzbékistan Islam Karimov à Moscou prend fin aujourd'hui. Après les pourparlers au sommet, le président ouzbek aura une série de rencontres avec les représentants des milieux d'affaires russes. A son arrivée à Moscou, le président d'Ouzbékistan s'est rendu tout de suite dans la résidence de Vladimir Poutine de "Novo-Ogarevo" (environs de Moscou). Comme on s'y attendait, les deux présidents ont parlé tout d'abord des explosions de Tachkent et de Boukhara qui ont fait 47 morts en mars. Islam Karimov a informé d'une manière circonstanciée le président russe de l'enquête engagée, fait remarquer le quotidien "NG". D'après les données préalables des services secrets ouzbeks, le mouvement international "Al-Qaïda" est impliqué dans ces événements. Vladimir Poutine a de nouveau exprimé sa compassion au peuple ouzbek et confirmé sa volonté de lutter ensemble contre la peste du 21e siècle: le terrorisme international. Dans un sens, c'était une surprise pour Islam Karimov: cherchant le soutien, avant tout en Occident, face aux menaces terroristes auxquelles s'est heurté son pays, il l'a trouvé à Moscou. Bien que les Américains aient maintes fois déclaré que, si l'Ouzbékistan était menacé par des forces extérieures, Washington apporterait toute son aide à Tachkent, les Etats-Unis s'en sont tenus à exprimer leur inquiétude du fait que dans cette situation, les droits des citoyens ouzbeks peuvaient être restreints", lit-on dans le quotidien "Nezavissimaia gazeta".

Vremia novostei

Après une trêve de courte durée, les actions de protestation des écoliers russes ont repris en Lettonie, informe le journal "VN". En février, le parlement letton a décidé qu'à partir du 1er septembre l'enseignement dans les classes des écoles secondaires russes serait donné principalement en letton. Cela a provoqué une vague de manifestations.

Mais les autorités lettones s'en tiennent à leur position. A présent, l'état-major de défense des écoles russes a appelé les enfants, pour la première fois, à déclencher des grèves. Jeudi matin, environ 20 000 personnes - non seulement les habitants de Riga, mais aussi ceux d'autres villes - se sont rassemblées à Riga en scandant "Non à la réforme!" et "Bas les pattes devant les écoles russes!" Ensuite, une longue colonne d'écoliers s'est dirigée vers le siège du cabinet des ministres.

Le ministre de l'Education Juris Radzevic a reçu les représentants de l'état-major qui lui ont remis une déclaration signée par les adversaires de la réforme. Juris Radzevic a commenté ce qui se produit d'une manière assez vague, mais il a serré avec ostentation, devant les caméras, les mains des défenseurs des écoles russes.

Une autre action est prévue pour le 1er mai: jour de l'adhésion officielle de la Lettonie à l'Union européenne.

Gazeta

Toutes les chaînes de télévision émettant en russe doivent disparaître de l'écran ukrainien. La règle interdisant l'enregistrement des médias employant une langue autre que l'ukrainien dans leurs émissions entre en vigueur le 19 avril. L'acte normatif sur l'ukrainisation des médias a été adopté par le conseil national chargé de la télévision et de la radiodiffusion, organe qui accorde les licences aux médias. La décision du conseil a suscité une vague de protestations des employés des chaînes de télévision ukrainiennes, fait remarquer le quotidien "Gazeta". Alexandre Tkatchenko, président du conseil d'administration de la "Nouvelle chaîne", estime que, sans l'intervention du pouvoir, il y a assez de programmes ukrainiens à la télévision.

Selon les observateurs, l'ukrainisation de la télévision peut être considérée comme la première action de Viktor Ianoukovitch en qualité de successeur du président Leonid Koutchma, destinée à lui assurer les voix supplémentaires des nationalistes "modérés" à l'élection présidentielle. "La décision prise par Viktor Ianoukovitch dans sa situation nouvelle en vue d'évincer la langue russe de la télévision ukrainienne était absolument inattendue", a déclaré au quotidien "Gazeta" Alexei Malachenko, expert du centre Carnegie de Moscou. Selon lui, la langue russe peut être chassée de la télévision pour des raisons financières, car elle concurrence fortement l'ukrainien à la télévision nationale, c'est pourquoi Viktor Ianoukovitch peut y être intéressé.

"Izvestia"

Comme on l'a appris jeudi, un spécialiste russe a été blessé en Irak. Serguei Brajnikov, employé de la compagnie "Interenergoservice", a été blessé mercredi à la jambe. Serguei Melnikov, chargé d'affaires par intérim de la Russie en Irak, a déclaré ce qui suit aux "Izvestia".

"Les Américains nous assurent que Serguei Brajnikov a été blessé par un pur hasard. Il s'agit d'un coup de feu spontané tiré par un des soldats américains qui montent la garde devant la centrale d'El-Musseiyib, au Sud de Bagdad. Cette centrale thermique est en train d'être réparée par les techniciens de "Interenergoservice". Un technicien a été blessé à la jambe".

Les Américains ont tout de suite transporté Serguei Brajnikov à leur hôpital à Bagdad situé dans la "zone verte", emplacement du quartier général de l'administration de la coalition et de la base américaine principale. A l'hôpital, Serguei Brajnikov a été opéré et la balle extraite. Les médecins qui ont effectué l'opération ont fait savoir aux représentants de l'ambassade russe que l'état de santé du malade était satisfaisant. Selon l'ambassade, Serguei Brajnikov peut être évacué aujourd'hui en Russie à bord d'un avion du ministère russe des Situations d'urgence.

Le centre de presse du quartier général des forces de la coalition à Bagdad a affirmé qu'il ne disposait pas d'information, selon laquelle un soldat américain aurait blessé un Russe:

"Nous n'en savons rien. Vous dites qu'un soldat a tué ou blessé un citoyen russe? Non, nous n'avons pas été informés à ce sujet".

Kommersant

John Taylor, vice-ministre des Finances des Etats-Unis, a constaté le progrès du système bancaire en Russie, en ajoutant toutefois que ce système avait à franchir un long chemin, informe le quotidien "Kommersant". "L'adoption de la loi sur l'assurance des dépôts bancaires est un grand succès et le premier pas important fait sur la voie de modernisation du secteur bancaire russe", estime John Taylor. Cependant, a-t-il indiqué, "tant que la Russie ne prendra pas la décision fondamentale de réduire le rôle prédominant des banques d'Etat dans le système, le pays ne disposera pas de mécanisme efficace dans le domaine de l'épargne, mécanisme stimulant la croissance".

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала