Izvestia
Mercredi le Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, a siégé au grand complet, écrivent les "Izvestia". Mikhaïl Fradkov a rendu une visite aux sénateurs et n'a pas trompé les attentes des représentants des régions : il ne s'est pas borné à les informer des mesures prises pour perfectionner l'activité du gouvernement mais leur a fait un véritable discours de programme qu'ils n'ont pas tardé à baptiser "les cinq tâches de Fradkov". Les tâches que le gouvernement a à remplir sont "pratiquement sans alternative" parce qu'elles ont été "assignée par le président", a déclaré le premier ministre.
Les cinq tâches sont le règlement des problèmes sociaux pressants (lutte contre la pauvreté), la création d'un environnement favorable à la "sélection des entreprises compétitives", l'élaboration d'un mécanisme de coopération entre les milieux d'affaires et l'Etat, l'intégration rationnelle de la Russie dans l'économie mondiale, ainsi que la mise en place d'un "système de gestion permettant de réaliser avec efficacité les objectifs stratégiques fixés". En d'autres termes, la réforme administrative. "Dans le cadre de la reforme administrative il est nécessaire de créer un système cohérent de technologies de gestion englobant les finances publiques, les processus d'innovation, le développement des territoires, la formation des ressources humaines et la garantie de la sécurité de la vie et de l'activité de la population", a expliqué Mikhaïl Fradkov.
Gazeta
Le ministère russe des Situations d'urgence commence aujourd'hui l'évacuation des citoyens de Russie et de la CEI qui travaillent en Irak. Ainsi que l'a expliqué au journal un porte-parole du ministère, sept vols spéciaux à destination de Bagdad et du Koweït sont prévus. C'est plus que suffisant pour ramener les 553 Russes et 265 citoyens d'autres pays de la CEI employés en Irak par des sociétés russes. D'ailleurs, il n'est pas sûr que tous les gens reviennent tout de suite dans leur pays, souligne le quotidien. En effet, la décision sur le rapatriement n'est pas obligatoire pour les dirigeants des sociétés qui travaillent en Irak dont beaucoup se sont déjà enquis auprès de leurs personnels pour savoir qui veut revenir et qui veut rester.
Vrémia novostéi
Les diplomates russes et européens suent sang et eau pour régler les problèmes qui surgiront le 1er mai lorsque dix nouveaux pays rejoindront les quinze membres actuels de l'Union européenne, écrit le quotidien. Ils ont encore deux semaines mais on ne sait toujours pas comment Bruxelles peut démêler l'écheveau des problèmes. Il est décidé que les consultations sur les relations entre la Russie et l'Union européenne se poursuivent non stop.
Les dix candidats qui adhèrent à l'UE le 1er mai, poursuit le journal, sont des partenaires commerciaux traditionnels de la Russie. Les échanges commerciaux entre la Russie et ces anciens pays socialistes étaient réglementés par des accords bilatéraux. Maintenant les nouveaux membres de l'UE vont se conformer aux règles strictes et compliquées de l'Union. Les deux parties ont intérêt à éviter des changements brusques après le 1er mai.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, qui mène actuellement à Dublin des pourparlers avec les représentants des institutions dirigeantes de l'Union européenne compte parvenir à une entente définitive avant le 1er mai. La Russie insiste pour signer à la fois deux documents : un protocole à l'Accord de partenariat et de coopération entre la Russie et l'Union européenne de 1994 pour l'étendre aux dix nouveaux membres de l'Union, et une déclaration conjointe dans laquelle la Russie et l'Union européenne énuméreraient tous les problèmes qui n'ont pas encore été résolus. "Nous devons donner un contenu concret à cette déclaration", a déclaré au journal "Vrémia novostéi" Serguéi Lavrov.
Kommersant
Le nom du candidat pour l'élection présidentielle du 31 octobre prochain a été cité au cours d'une réunion du président ukrainien Leonid Koutchma avec les leaders des fractions et des partis proprésidentiels du parlement: C'est le premier ministre Viktor Ianoukovitch. Cela veut dire que Leonid Koutchma et son entourage ont lancé l'opération "Successeur", lit-on dans le quotidien "Kommersant".
Ces deux dernières années, on parle de Leonid Koutchma comme d'un "président démissionnaire", indique le journal. Et pour cause. Une succession interminable de scandales éclatés à l'intérieur du pays, les exigences croissantes de sa démission avancées par l'opposition, les accusations de l'Ukraine par les Etats-Unis d'avoir vendu illégalement des armes à l'Irak, le procès de l'ex-premier ministre Pavel Lazarenko: tout cela a considérablement sapé les positions, déjà précaires, du président Leonid Koutchma et a obligé la majorité des Ukrainiens à penser que sa présidence touchait à sa fin.
D'ailleurs, fait remarquer le quotidien "Kommersant", il se peut que Leonid Koutchma n'ait pas l'intention de prendre sa retraite après le 31 octobre. Stepan Gavrich, coordinateur des fractions proprésidentielles, qui a annoncé la décision unanime de proposer la candidature de Viktor Ianoukovitch a ajouté: "Le candidat aura pour tâche d'achever la réforme politique en Ukraine et d'apporter des amendements à la constitution". Par conséquent, le premier ministre actuel doit faire tout son possible en vue d'apporter des amendements à la Loi fondamentale du pays. Ces amendements doivent restreindre considérablement ses droits en tant que chef potentiel de l'Etat et étendre les droits du premier ministre. Ce poste pourrait être occupé par Leonid Koutchma, prévoit le quotidien "Kommersant".
Nezavissimaia gazeta
La compagnie pétrolière IOUKOS a annoncé la nouvelle étape du grand concours des projets sociaux, informe le quotidien "NG". Comme l'a déclaré Mikhail Trouchine, premier vice-président de la compagnie, IOUKOS alloue cette année 1,5 million de dollars à cette fin. L'objectif principal du programme est d'améliorer la situation économique et l'aménagement dans 25 localités de Russie.
"C'est la responsabilité sociale du monde des affaires, a dit Mikhail Trouchine. Cet argent proviendra des bénéfices de la compagnie hors taxes. Mais il ne faut pas oublier que, l'année dernière, IOUKOS a versé dans les budgets de tous les niveaux 165 milliards de roubles, soit un peu plus de 5 milliards de dollars, ce qui est égal à la somme de toutes les dépenses du budget fédéral pour la culture, la science et l'enseignement. Cette somme dépasse tous les transferts effectués dans les régions de la Russie".
D'ailleurs, souligne le journal, IOUKOS comprend parfaitement qu'il faudra attendre longtemps le retour sur investissements de projets sociaux prévus, car il s'agit de projets sociaux à long terme. Mais le vice-président de la compagnie estime qu'il ne faut pas se presser: "Nous sommes pour toujours dans notre pays!"