Sur les 11 milliards de dollars de marché agricole russe, 6 milliards reviennent aux produits importés, a encore indiqué le ministre.
Pour inverser cette tendance, a-t-il poursuivi, il est nécessaire d'élaborer un programme d'ensemble qui définirait les priorités de la branche et le principal objectif de ce programme devrait être la protection du producteur russe par une politique correspondante en matière de budget, de tarifs et de douanes, a estimé le ministre.
Le doublement du Produit intérieur brut russe - cette mission a été assignée par le président Vladimir Poutine - est impossible sans un développement prioritaire de l'Agriculture. Or aujourd'hui les taux de croissance dans la branche, vu la situation qui y prévaut, ne pourraient dépasser 2,5 à 3%, a indiqué le ministre.
Sans un développement intensif du secteur agricole, a poursuivi Alexeï Gordeev, il sera impossible de diversifier l'économie russe et de la rendre moins dépendante des facteurs extérieurs, en premier lieu des prix du pétrole. C'est justement l'agriculture qui est le principal consommateur de ressources matérielles et techniques qui imprime une impulsion sérieuse à l'économie, a indiqué le ministre. Selon lui, à 1 rouble de production agricole "environ 3 s'ajoutent" dans l'ensemble de l'économie.