"Si nous ne surmontons pas notre dépendance vis-à-vis des matières premières, les taux de croissance économique tomberont à 3-4% l'an", a indiqué le premier ministre.
Cette circonstance ne nous permettra pas de doubler le PIB d'ici à 2010 ni de régler des problèmes sociaux, de garantir la sécurité du pays, de moderniser l'économie, a indiqué le chef du gouvernement.
"Il s'agit au fond de passer d'une économie fondée sur l'utilisation de la rente naturelle à une économie de développement", a noté Mikhaïl Fradkov.
Le premier ministre a rappelé que ces quatre dernières années l'économie russe avait connu un développement ascendant : le PIB a augmenté de 1,3 fois, le taux moyen de croissance économique s'est établi à 6,8% et les revenus réels de la population ont crû de plus de 1,5 fois.
"Ce sont là des faits réjouissants mais ils ne nous permettent pas de nous reposer sur nos lauriers", a estimé le premier ministre.
"Nous ne pouvons fermer les yeux sur le fait que notre économie est comme par le passé largement basée sur les ressources naturelles, sur l'infrastructure et les fonds fixes crées par les générations antérieures", a-t-il dit.
"La dépendance vis-à-vis des matières premières", a-t-il ajouté, rend l'économie russe vulnérable.