"Avant d'organiser de nouvelles révolutions, la compagnie doit devenir plus efficace : il faut se débarrasser des actifs non gaziers, réduire les dépenses et le nombre d'employés", a dit Boris Fedorov intervenant à la conférence "Programme libéral pour un nouveau siècle : point de vue global".
Selon lui, la vente des actions de NTV peut marquer un pas concret dans cette direction.
L'entrepreneur a aussi appelé les dirigeants de Gazprom à créer des conditions favorables à l'accès aux ressources gazières de producteurs indépendants et à structurer enfin le marché du gaz.
"Lorsque la part de Gazprom sur le marché se réduira de 90% à 50%, il sera possible de soulever la question de former une compagnie des gazoducs", estime Boris Fedorov.
S'agissant de certains problèmes de la société, il a indiqué que l'ambivalence de la situation actuelle, lorsque les intérêts de l'Etat sont mal formulés et difficiles à comprendre tandis que la compagnie doit fonctionner en conformité avec les principes du marché, provoque un écart énorme entre la capitalisation réelle et potentielle de Gazprom. Selon Boris Fedorov, la valeur potentielle de la compagnie doit s'élever à 300-400 milliards de dollars, et non pas 40 milliards qu'elle coûte aujourd'hui.