La vie culturelle en Russie

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MOSCOU. (Par Natalia Sviridova, commentatrice de RIA Novosti).

* L'exposition "Hommage à Picasso", qui comprend des oeuvres du grand artiste espagnol ainsi que de peintres lui ayant consacré des travaux, s'est ouverte au Musée central de l'histoire moderne de la Russie. " Cette exposition est bâtie autour d'oeuvres de Pablo Picasso, qui de son vivant étaient déjà devenues des symboles de l'art du XX-e siècle. Le musée présente 40 gravures, depuis des illustrations pour "Le Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac" (1927) et jusqu'aux feuilles sur le thème "Le Peintre et son modèle" (années 60)", a indiqué un représentant du musée. Selon lui, les eaux-fortes, les lithographies et les linogravures de Picasso exposées se rapportent incontestablement à ses plus belles créations et la plupart d'entre elles seront inédites pour le public russe.

Celui-ci pourra également admirer des oeuvres de 69 grands peintres, dessinateurs et sculpteurs modernes, provenant des collections de la Kunsrgalerien Bottingerhaus Bamberg. Toutes ont ceci de commun qu'elles ont été créées en l'honneur de Picasso, en signe de reconnaissance et de remerciement au maître. Ces travaux des abstractionnistes européens et américains Hartung, Shumaher, Matherwell, Twombly, des membres du groupe Cobra Aliochinsky, Corneille, Bury, des principaux représentants du pop-art américain et britannique Rauschenberg, Dine, Lichtenstein, Oldenburg, Rosenquist, Warhall, Khoknie, Tengli, Niki de Saint-Phalle, des néo-réalistes français Arman, Christo, Maria et d'autres constituent un kaléidoscope époustouflant. Cette exposition a été conçue comme un dialogue plastique mené avec Picasso par ses collègues et élèves cadets.

* Le nouveau film "La Légende antique: Quand le Soleil était Dieu", qui sera présenté au public par son réalisateur universellement connu, Jerzy Hoffman, a ouvert à Moscou le Panorama du cinéma polonais contemporain. Du 2 au 11 avril la Maison du cinéma projette des oeuvres réalisées ces dernières années par des grands noms du septième art comme Andrej Wajda (Pan Tadeusz" et "The Revenge") ou des cinéastes de la nouvelle génération. Les cinéphiles moscovites pourront voir la rétrospective "Les jeunes cinéastes et la réalité polonaise", qui devrait leur révéler beaucoup de nouveaux noms du cinéma polonais moderne, ainsi que la rétrospective de Marcel Lozinski, l'un des documentaristes les plus connus de ce pays. Une table ronde de cinéastes polonais et russes sera également organisée dans le cadre du Panorama. Le ministère russe de la Culture et de l'Information, le ministère Polonais de la Culture, la Filmothèque nationale à Varsovie et la Télévision polonaise ont également pris part à l'organisation du festival.

* "Monsieur Véliki Novgorod" est le nom de l'exposition qui s'ouvrira le 9 avril dans la cathédrale de l'Intercession du Kremlin de Moscou (église Saint-Basile le Bienheureux), qui est une filiale du Musée historique. Les visiteurs pourront y voir des objets des arts appliqués ainsi que des icônes en provenance d'églises de Novgorod (Nord-Ouest de la Russie), a-t-on annoncé à la direction du Musée-réserve unifié de Novgorod, qui organise cette manifestation conjointement avec le Musée historique. L'exposition comporte 46 pièces se rapportant aux XVII-XIX-es siècles et provenant des églises de monastères de la région de Novgorod.

En 2002, le Musée historique a entrepris la réalisation d'un projet dont le but était de montrer à Moscou les valeurs exceptionnelles des régions de Russie. Depuis le musée a déjà présenté des reliques d'églises des régions de Vladimir, de Toula, de Vologda, de Pereslavl-Zalesski et d'autres villes russes anciennes.

* Le festival international "Benois de la danse" aura lieu pour la première fois les 27 et 28 avril sur la scène du Bolchoï. Auparavant le "Benois de la danse" existait en tant que prix institué en 1991 par l'Union internationale des chorégraphes, dirigée par le maître de ballet russe Youri Grigorovitch. L'"Oscar de la danse" est décerné depuis 1992 pour récompenser les meilleures oeuvres chorégraphiques de l'année. Le prix porte le nom d'Alexandre Benois, éminent homme de théâtre dont les idées ont eu un fort impact sur l'évolution du ballet. Il avait été l'un des inspirateurs des célèbres "Saisons russes" au début du XX-e siècle. La statuette du prix "Benois de la danse" a été réalisée en 1992 par l'artiste français Igor Oustinov, représentant de la jeune génération de la lignée des Benois.

Depuis ce prix figure parmi les récompenses les plus prestigieuses décernées dans le domaine du ballet. Ordinairement il est remis à l'occasion de la Journée de la danse qui est célébrée le 29 avril. La tradition sera respectée cette année aussi. La cérémonie de remise, dont ce sera la 12-e édition, aura lieu le 27 avril au Bolchoï.

Cependant cette fois on ne se limitera pas à la seule remise des récompenses. La directrice générale du Centre "Benois", Réguina Nikiforova, a raconté au cours d'une conférence de presse qu'en douze années d'existence le prix avait tellement évolué qu'il était devenu nécessaire de sortir de son cadre habituel. C'est ainsi que le ministère de la Culture nous a proposé de transformer le programme du prix de danse en festival "Benois de la danse", qui cette année comportera deux concerts donnés sur la scène du Bolchoï. Le 27 avril, les lauréats de cette année donneront un concert de gala tandis que le lendemain le public verra des prestations de lauréats et de diplômés des années précédentes.

En ce qui concerne le jury international du concours, il est renouvelé tous les ans. Youri Grigorovitch en reste le président inamovible.

* L'orgue de la cathédrale de Kaliningrad (anciennement Königsberg) sera restauré d'ici à l'été de 2005, date à laquelle la ville célébrera son 750-e anniversaire.

Le ministère russe de la Culture a déjà entériné le plan modèle du IV-e concours international d'organistes Mikael Tariverdiev, programmé pour 2005, aussi les autorités locales prennent-elles toutes les mesures pour que l'orgue de la cathédrale de Kaliningrad soit prêt pour cette date, a annoncé le gouverneur de la région de Kaliningrad, Vladimir Iégorov. Selon celui-ci, des pourparlers ont déjà eu lieu avec le premier ministre du land de Branderburg, Herbert Knoblich, qui a promis une aide de la partie allemande. C'est la firme allemande "Sauer" qui devrait exécuter la commande. Le principal problème réside dans la somme de 2 millions de dollars représentant le coût de la réalisation de l'orgue. Il va falloir entreprendre de sérieuses démarches, tant en Russie qu'à l'étranger, en vue de trouver cet argent, a indiqué Vladimir Iégorov.

La cathédrale, édifice religieux central de l'ancienne Prusse orientale, avait été détruite au mois d'août 1944 lors d'un raid de l'aviation anglo-américaine. Sa restauration a commencé en 1992 et présentement elle est achevée à 80 pour cent approximativement. Les travaux sont financés par l'Allemagne et exécutés par le Centre de restauration et d'artisanat de la ville allemande de Fulda. Plus de 6 millions de dollars ont déjà été dépensés pour redonner son aspect initial à la cathédrale qui se trouve dans le centre de Kaliningrad. 80 pour cent de cette somme sont d'origine russe. Trois musées ont été ouverts dans l'édifice: ceux de Kant, de la Restauration de la cathédrale et de l'île de Kneiphoff. Deux chapelles fonctionnent, une orthodoxe et une catholique, une petite salle d'orgue a été aménagée. Le problème numéro un est celui de la restauration du grand orgue qui a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, a souligné Vladimir Iégorov. La cathédrale de Königsberg avait été érigée en 1333, dans le style gothique d'Allemagne du Nord. En 1588, la partie occupée par l'autel avait été aménagée comme lieu d'inhumation des personnalités éminentes de la ville. Le grand philosophe Immanuel Kant y repose depuis 1804.

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