D'ici à 2030 la dépendance des pays de l'UE des importations de gaz atteindra près de 70%

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BRUXELLES, 5 avril. De notre correspondant Alexandre Chichlo. D'ici à 2030, la dépendance générale des pays de l'Union européenne des importations de gaz naturel atteindra 70%, alors que sa production propre commencera à se réduire à partir de 2020, a annoncé à RIA-Novosti le représentant de la Chambre russe de commerce et d'industrie en Belgique Ivan Ivanov. Il a participé au Congrès gazier européen annuel qui vient de prendre fin à Bruxelles.

Selon l'expert russe, d'ici à 2030, la demande des pays membres de l'Union sera couverte à 20% par les importations de gaz liquéfié. Etant donné cette circonstance, l'UE recherche activement de nouvelles sources d'approvisionnement dans un rayon de 5 000 à 7 000 kilomètres de ses frontières.

"Des mesures d'économie sont également prévues, de l'ordre de 1% de consommation annuellement. Quoi qu'il en soit, un tiers au moins du gaz nécessaire ne saurait être obtenu que grâce aux importations en provenance de Russie", a indiqué Ivan Ivanov.

Pourtant, prenant la parole au Congrès, un représentant de la Commission européenne a fait savoir les projets de l'exécutif de l'Union de "mener à bien" la modification des termes des contrats à long terme passés par Gazprom en la partie concernant la concurrence.

Au congrès de Bruxelles, a poursuivi le représentant de la Chambre de commerce et d'industrie russe, on a rendu publics les résultats objectifs des mesurages des rejets dans l'atmosphère du gaz produit en Russie. Ils ne se montent qu'à 0,9%.

Pourtant, certains médias européens prétendent que cet indice serait de 11% au moins, a-t-il notamment indiqué.

Selon Ivan Ivanov, la politique de libéralisation du marché gazier appliquée par la Commission européenne a été critiquée au Congrès. Cette politique n'a pas conduit dans tous les cas, loin s'en faut, à une baisse des prix pour les consommateurs. Mais, l'essentiel, elle a déplacé l'attention des intérêts à long terme aux intérêts à court terme dans le développement de la branche, ayant engendré des transactions spéculatives et le manque de confiance des investisseurs dans l'avenir.

"Résultat, l'investissement de l'ensemble du secteur gazier européen est mis en cause", a fait observer Ivan Ivanov.

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