"La fréquente révision des indices du produit intérieur brut confirme la sensibilité de l'économie vis-à-vis des facteurs extérieurs", a indiqué à RIA-Novosti le président de la Haute Ecole d'économie Alexandre Chokhine.
A en croire les prévisions du ministère du Développement économique pour 2004, on a tablé, dans un premier temps, sur une croissance de 5,8%. Plus tard, le ministère a revu cet indice et il est de 6,4% maintenant. Alexandre Chokhine estime qu'en prenant en considération les facteurs dits "incontrôlables", par exemple, la baisse des quotas de production de pétrole décidée par l'OPEP, il serait de mise de rester prudent.
"Ces facteurs, il peut y avoir beaucoup et il est impossible de les prévoir tous", a expliqué Alexandre Chokhine. En établissant le budget, il faudrait, selon lui, se fonder sur le "scénario conservateur".
De son côté, le directeur scientifique de cette Ecole, Evgueni Yassine, affirme qu'on ne saurait parvenir à une croissance supérieure à 3% l'an même dans le contexte d'une demande soutenue de matières premières.
Mais la Russie, a-t-il indiqué, possède des richesses naturelles énormes et "il serait absurde de se priver de cet avantage". Le pétrole, le gaz et les métaux seront présents dans les exportations russes tant qu'ils resteront demandés sur les marchés internationaux, a-t-il souligné.
Ceci dit, a souligné le chercheur, "les indices du taux de transformation en Russie sont inversement proportionnels aux indices de compétitivité".
Selon le recteur de la Haute Ecole d'économie, Yaroslav Kouzminov, la Russie a le potentiel qu'elle n'a pas encore mis en valeur. C'est son potentiel intellectuel, source qui promet une "croissance économique suffisante".
"Pour réaliser ce potentiel, il convient de mettre en place un système de soutien aux innovations technologiques et d'adaptation de l'industrie et de l'économie à ces innovations", a-t-il indiqué. -- EK/tj