Kommersant
Aujourd'hui, Vladimir Poutine recevra le chancelier allemand Gerhard Schröder. Demain, il mènera des pourparlers avec le président français Jacques Chirac. L'importance de ces rencontres déborde le cadre des démarches diplomatiques traditionnelles, souligne le quotidien "Kommersant". Moscou semble avoir mis le cap sur la construction du "noyau de la grande Europe" regroupant la Russie, l'Allemagne et la France et compte résoudre ainsi de nombreux problèmes de ses relations avec l'Union européenne et l'OTAN.
Pour les relations Russie-OTAN, le problème principal est l'application des dispositions du Traité sur les forces conventionnelles en Europe aux sept pays (dont les trois pays baltes) admis à l'Alliance atlantique lundi dernier. La Russie insiste pour que les nouveaux membres de l'OTAN adhèrent à ce Traité. Faute de quoi rien et nul ne pourra les empêcher d'installer sur leur territoire n'importe quelle quantité de forces et d'armements, ce qui obligerait la Russie d'en faire autant alors qu'elle ne voudrait pas avoir à supporter de tels frais. D'autre part, Moscou ne peut pas négliger l'accroissement des forces armées sur sa frontière. Il ne reste qu'à persuader l'OTAN de faire adhérer ses nouveaux membres au Traité sur les forces conventionnelles en Europe.
Ce sera la question principale à l'ordre du jour de la réunion du Conseil Russie-OTAN qui se tiendra aujourd'hui à Bruxelles au niveau des ministres des Affaires étrangères.
Pour la première fois la rencontre se déroulera selon une nouvelle formule : 26 pays de l'OTAN (au lieu de 19) plus la Russie.
L'accord avec ce nombre de partenaires sera plus difficile à obtenir. C'est pourquoi les rencontres du président russe avec les leaders allemand et français, qui jouent un rôle important dans l'Alliance atlantique, pourraient lui être d'un grand renfort, estime le "Kommersant".
Izvestia
Aux cours des deux prochaines semaines la réforme administrative sera appliquée au niveau de l'appareil du gouvernement, puis viendra le tour des ministères de force qui se trouvent sous les ordres directs du chef de l'Etat et enfin les mêmes transformations seront opérées dans les régions et les municipalités, informent les "Izvestia".
Les réformes seront poursuivies, les traitements des fonctionnaires augmentés et les personnels de l'appareil d'Etat central comprimés de 20%. Désormais les grands principes de la vie de la bureaucratie seront la fonctionnalité et l'utilité.
Le ministre des Finances Alexéi Koudrine s'est vu accorder cinq jours pour faire ses propositions sur la réforme du système de la rétribution du travail des fonctionnaires, poursuit le journal. Le chef de l'appareil du gouvernement achève la rédaction des règlements du gouvernement et des ministères (ils seront examinés le 8 avril) et prépare son personnel à s'adapter aux nouveaux principes de fonctionnement du pouvoir exécutif.
"Efficacité, transparence, responsabilité", trois mots que les fonctionnaires du gouvernement prononcent comme une formule magique lorsqu'ils parlent du travail actuel et futur des ministères et du gouvernement dans son ensemble, soulignent les "Izvestia".
Vremia novosteï
L'initiative de fusionner trois organisations du business russe, à savoir l'Union des industriels et des chefs d'entreprise de Russie (gros business), Russie-Affaires (business moyen) et OPORA Rossii(petit business), une seule appartient aujourd'hui au business moyen. L'auteur de cette idée est Vladimir Potanine, un des responsables de RSPP et président du Groupe Interros. Son initiative a été soutenue par toutes les associations du monde des affaires russe et, en janvier, un groupe de travail ad hoc a été institué. A sa réunion de vendredi, il se penchera sur la récente proposition de Russie-Affaires de mettre en place un organe commun, un Conseil du business russe de 30 membres. Il sera dirigé par trois co-présidents, un pour chacune des organisations.
L'élaboration de "positions de la communauté des affaires sur des questions économiques, et surtout macro-économiques, ainsi que sur le développement de la société civile" relèvera de la compétence du Conseil.
Nezavissimaia Gazeta
En Arménie, les premiers jours d'avril seront marqués par des démarches énergiques de l'opposition qui lutte pour la démission du président Robert Kotcharian. Des meetings se sont déroulés dans plusieurs villes du pays et, depuis le 5, l'opposition entend les mener déjà à Erevan. L'ex-ministre de la Défense et membre du Conseil politique du parti de la République qui fait parie du bloc d'opposition Justice, Vagarchak Aroutiounian, a déclaré au journal que la date du meeting général sans délai "qui prendra fin lorsque Kotcharian démissionnera" sera annoncée le 5 avril. L'opposition a élaboré des mesures de sécurité et réglé le problème des soins médicaux à apporter à ses participants et de leur approvisionnement en denrées, a assuré M. Aroutiounian.
Jeudi, le Parquet général d'Arménie a intenté une action en justice contre le bloc d'opposition Justice, lui incriminant la tenue de meetings non autorisés, l'affront des autorités, les appels au renversement du pouvoir d'Etat et au changement du régime constitutionnel et la résistance aux organes judiciaires et de sécurité.
Alexandre Iskandarian, vice-récteur chargé de la recherche à l'Institut du Caucase de la Communauté des Etats indépendants, a indiqué au quotidien qu' "il ne peut être question d'aucun compromis avec le pouvoir".
Gazeta
Les fêtes de Pâques à Moscou (11 avril) seront solidement protégées par la police : les participants aux processions de croix auront à passer par des portillons de sécurité et les territoires attenant aux églises seront minutieusement fouillés avec des chiens de police. La fête se déroulera pour la première fois dans une pareille ambiance de sécurité renforcée. Pour les organes de maintien de l'ordre et l'Eglise, les terroristes n'ont ni foi ni loi. Près de 6 000 policiers veilleront à l'ordre public pendant les Pâques dans la ville.