Cette décision a été prise mercredi à la 130e session de la Conférence des ministres du Pétrole de l'OPEP qui s'est tenue au siège du cartel pétrolier à Vienne.
La décision de réduire l'extraction d'un million de barils par jour à partir du 1er avril avait déjà été prise à la session ministérielle de février à Alger, pour éviter l'encombrement des marchés dans le contexte de la réduction saisonnière de la demande de matières énergétiques. La conférence de Vienne devait confirmer cette décision.
En raison de la hausse des prix du pétrole, certains membres de l'organisation - le Koweit et les Emirats arabes unis - ont insisté à Vienne pour rapporter les réductions prévues à la session suivante qui doit se tenir le 3 juin à Beyrouth.
En fin de compte, tous les 11 pays membres de l'OPEP, y compris l'Arabie saoudite, le plus grand producteur de pétrole (plus de 8,5 mbj), sont tombés d'accord sur la nécessité de réduire l'extraction pour maintenir les prix du pétrole dans les prochains mois.
En fait, l'OPEP s'est posé, dès le début, pour tâche première de maintenir les prix mondiaux au niveau assez élevé en vue de défendre les intérêts des pays producteurs. Ensuite, les lois économiques objectives - avant tout, la loi de l'offre et de la demande - ont apporté des corrections à la stratégie de l'organisation en l'empêchant d'élever trop les prix du pétrole. A présent, l'objectif officiel de l'OPEP consiste à maintenir les prix d'un baril dans les limites de la fourchette suivante: 22 à 28 dollars. Cela arrange parfaitement la Russie. La réduction de l'extraction du pétrole de l'OPEP exerce une faible influence sur 76 à 79 millions de barils de la demande mondiale moyenne et est facilement compensée par les livraisons des producteurs non membres (la Russie, la Norvège, le Mexique, Oman), d'autant plus que l'extraction totale du pétrole par les pays de l'OPEP, même si certains membres du cartel ne cessent d'enfreindre les quotas établis, ne dépasse pas 30 mbj.