Selon lui, les estimations des parties quant à l'élargissement de l'UE "sont absolument identiques".
Les positions sont concertées à 90 pour cent, d'après le ministre. En ce qui concerne les autres problèmes, l'Europe et la Russie connaissent les moyens politiques de les régler. Il faut notamment trouver un compromis sur le transit de marchandises dans la région de Kaliningrad (une exclave russe sur la mer Baltique).
"Nos préoccupations sont liées au fait que dans le contexte actuel, le coût du transit peut rendre peu profitable la circulation de marchandises entre Kaliningrad et le reste de la Russie", a souligné Guerman Gref. Il a indiqué que la Russie constatait la compréhension de ses préoccupations de la part de l'Union et espérait que ses voisins lituaniens les comprendront également.
Guerman Gref a ajouté que les parties avaient déjà mené bien des négociations pour pouvoir trouver un consensus sur toutes les questions avant le 1-er mai (date de l'élargissement de l'UE).
Dans cet ordre d'idées, le ministre a estimé que les divergences entre l'Union européenne et la Russie étaient un peu exagérées par les mass media. "Nous avons dit dès le début que nous n'avions pas d'autre issue que de nous entendre", a relevé Guerman Gref.
En répondant à la question de savoir si le budget russe subira des pertes suite à l'adhésion des dix nouveaux pays membres de l'Union à l'accord de partenariat et de coopération, le ministre a dit que les pertes financières de la Russie seraient "réduites presqu'à zéro".