"Il se peut toujours que tous les problèmes commerciaux et économiques, liées à l'élargissement de l'Union européenne, soient clos à Bruxelles, le 26 mars", a déclaré auparavant à RIA-Novosti une source, proche des négociations en cours.
Le 1-er mai prochain vont adhérer à l'Union européenne dix nouveaux membres, et plus précisément, Chypre, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, Malte, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie. Selon les règles établies au sein de l'UE, sur le territoire des pays évoqués, doivent alors entrer en vigueur toutes les restrictions commerciales approuvées par la Commission européenne, qu'il s'agisse des quotas ou d'autres restrictions concernant les produits russes. Les pertes éventuelles de la Russie en avaient été initialement évaluées par le ministère russe du Développement économique et du Commerce à près de 150 millions de dollars par an. Quoi qu'il en soit, ce début mars, le ministre Guerman Gref a déclaré, en commentant le déroulement des actuelles négociations avec l'Union européenne, qu'il n'est pas à exclure que Moscou n'y perde "pas même un dollar".
Les négociations entre Moscou et Bruxelles se sont poursuivies depuis ces derniers mois sans marquer pratiquement un seul temps d'arrêt en sorte que la Russie y a réussi finalement à obtenir une entente, selon laquelle elle conserverait l'accès sur les marchés des nouveaux membres de l'Union européenne. Bien plus, elle a même obtenu une augmentation des quotas pour ses fournitures d'acier et de matériaux fissiles.
A signaler que la Russie livre, tous les ans, sur les marchés des pays sur le point d'adhésion à l'UE plus de 150.000 tonnes d'acier. D'autre part, la vente du combustible nucléaire dans ces mêmes pays rapporte à la Russie 34 à 40 millions de dollars l'an.
Or, le problème du transit depuis la région de Kaliningrad préoccupe sans doute le plus aujourd'hui la partie russe. Il s'agit, en l'occurrence, de la région le plus à l'Ouest du pays qui, dès le 1-er mai prochain, deviendra une enclave russe à l'intérieur de l'Union européenne. En Lituanie, par exemple, par laquelle est effectué aujourd'hui le transit entre la région de Kaliningrad et le reste de la Russie, les compagnies de transport paient d'ores et déjà de grosses taxes. A ce jour, les parties ont réussi à s'entendre que, dès le 1-er mai prochain, le régime douanier pour les marchandises circulant entre la région de Kaliningrad et le reste de la Russie ne serait guère compliqué, mais serait même simplifié.