Revue de la presse russe du 25 mars

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MOSCOU, RIA Novosti

Izvestia

Le ministère de l'Intérieur a pour mission de protéger les droits de l'homme et de combattre avec plus d'énergie la corruption aussi bien dans ses rangs qu'à l'extérieur. Cet objectif a été fixé au ministère par le président Vladimir Poutine lors de sa visite d'Essentouki, station climatique du Caucase du Nord. Une restructuration profonde attend ce ministère dans le cadre de la réforme administrative. Le président a promis qu'elle se déroulerait sous une pression extérieure minimale : il a été proposé au ministère de l'Intérieur de décider lui-même de la façon dont il devra se restructurer.

Vladimir Poutine a réitéré son appel, déjà lancé à d'autres structures de force : elles doivent avoir pour mission principale, mais pas unique, de lutter contre la corruption. Cette fois l'appel a été formulé différemment : "protéger l'économie contre l'arbitraire du fonctionnaire". Le président n'a pas parlé concrètement de la lutte contre la corruption au sein du ministère de l'Intérieur mais cela ne l'a pas empêché de lancer un avertissement indirect : "La milice ne doit pas s'ingérer dans les conflits entre entreprises, et dans les litiges entre agents économiques".

La structure du ministère doit être revue. Vladimir Poutine a confirmé l'existence de tels projets dans le cadre de la réforme administrative.

Argoumenty i fakty

Question à l'hebdomadaire : "On dit que la milice de Moscou sera transformée en police".

Commentaire du journal : "Ainsi que nous l'avons appris auprès du Service d'information et des relations publiques de la Direction principale de l'Intérieur de Moscou, le problème de la réforme est débattu depuis longtemps dans les couloirs du ministère de l'Intérieur. Le mot "milice" provoque souvent des réactions négatives chez la population. Peut-être le changement d'appellation aidera-t-il à redorer le blason des forces de l'ordre.

Si le ministre de l'Intérieur ordonne la transformation de la milice, la police verra le jour sur tout le territoire du pays et pas seulement à Moscou".

Kommersant

Aujourd'hui le gouvernement russe se réunira pour approuver les orientations majeures du développement économique du pays au cours de la période 2004-2007. Le document à moyen terme était attendu mercredi, écrit le "Kommersant" mais il se trouve qu'il n'avait pas été entièrement "concerté". Il avait suscité des objections au sein du gouvernement, a-t-on expliqué au ministère du Développement économique et du Commerce. Il ne s'agit pas de frictions bureaucratiques banales mais de la préparation du premier budget du deuxième mandat de Vladimir Poutine et, sur un plan plus large, de la perspective du doublement du produit intérieur brut pour 2010.

Vrémia novostéi

La Russie se dotera d'un système de défense aérospatiale (DAS), a déclaré le ministre russe de la Défense, Serguéi Ivanov, qui effectue un voyage d'inspection dans la région militaire de Moscou. Au cours de la réunion du commandement de l'armée de l'air et de la D.C.A., il a expliqué son idée qui consiste à combiner le système de la D.C.A. existant, et la défense antiaérienne des armées et des Troupes spatiales, informe "Vrémia novostéi". Le ministre n'a pas précisé en quoi consiste la nouveauté du système dont le principe, selon Monsieur Ivanov, est "déjà défini". C'est que la Russie possède déjà un système DAS depuis l'époque soviétique. Il est actuellement intégré dans les Troupes spatiales et comprend des systèmes d'alerte aux missiles, du matériel de contrôle de l'espace extra-atmosphérique et de la défense antimissile de la région centrale, c'est-à-dire de Moscou.

Partant de ces considérations, les analystes militaires n'excluent pas que la déclaration du ministre de la Défense soit le prélude à de nouvelles transformations dans les Forces armées de la Russie, écrit le journal "Vrémia novostéi".

Gazeta

Irina Khakamada quitte l'Union des forces de droite (SPS). Même si elle n'a pas rejoint le milieu des affaires, à l'instar de son ancien collègue Boris Nemtsov, elle n'en a pas moins besoin d'argent pour mettre sur pied son nouveau parti de la Russie libre. Pour l'instant, elle ne dispose de fonds suffisants que pour convoquer une réunion de son comité d'organisation. Cependant même si les fonds lui suffisent à créer un parti, celui-ci, aux élections de 2007, ne devrait pas passer à la Douma d'Etat, selon de nombreux politologues. Seul un puissant bloc de droite en est capable mais sa naissance en Russie ne serait pas pour demain...

Mme Khakamada, rappelle le journal, avait annoncé son intention de quitter le SPS le 24 janvier, à la veille de son congrès, promettant de lui faire ses adieux si le parti ne soutenait pas sa candidature pour la présidence. Le parti lui avait refusé son soutien. Mais ce n'est qu'aujourd'hui que Mme Khakamada a fait ce qu'elle avait promis.

"Les chances de son parti de dépasser la barre des 7% aux prochaines législatives sont à mon avis peu élevées. C'est une femme politique très douée, mais elle n'est pas en mesure de mobiliser un électorat considérable", a indiqué à Gazeta le politologue Dmitri Orlov.

Troud

Le vice-ministre des Finances Mikhaïl Matorine a annoncé devant la commission provisoire pour la politique fiscale du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) que, grâce uniquement aux procédures simplifiées de recouvrement des impôts dans le secteur des PME, le nombre de chefs d'entreprise a augmenté en un an de plus de 3,5 fois et continue de croître, rapporte le quotidien. Si toutes les réformes envisagées sont réalisées, un véritable boom pourrait s'annoncer dans ce secteur, affirment des analystes.

Toujours selon le vice-ministre, 179 700 petites entreprises étaient enregistrées en 2002. En 2003, on en dénombrait déjà près de 640 000 et, cette année, leur nombre pourrait atteindre 884 000. Toutes, elles contribuent à l'accroissement du Produit intérieur brut. Leur apport n'est pas aussi notable que dans les pays développés, mais il progresse. Les experts du Département d'analyses du Groupe d'investissement Aton estiment que la part du petit business dans le PIB russe est passée de 9% à 13% en 2003. Ils affirment aussi que, la réforme administrative aidant, les PME pourraient voir leur part doubler dans le PIB russe d'ici 4 ou 5 ans.

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