Izvestia
Le 1er janvier 2005 tous les ministères russes concernés par le service militaire commenceront un nouveau programme d'accumulation de fonds nécessaires afin de garantir un logement aux militaires, informent les "Izvestia". C'était la principale question à la réunion du président Vladimir Poutine avec les responsables du ministère de la Défense, du ministère du Développement économique et du Commerce et du ministère des Finances, au Kremlin. En 2005, la réalisation de ce programme exigera 2,43 milliards de roubles (1 dollar US = 28,5 roubles environ). "Une situation paradoxale s'est créée dans le pays, a déclaré Vladimir Poutine. Un officier ne peut compter avoir son propre logement qu'après avoir achevé son service. En fait, il y a conflit d'intérêts. Si un militaire veux être logé, il doit quitter l'armée. S'il veut servir, il est privé de logement. Il se trouve que ceux qui donnent à l'Etat plus que d'autres, qui s'enrôlent de plein gré et sont prêts à donner leur vie pour l'Etat, sont les moins nantis par ce même Etat".
"A l'heure actuelle on compte 136 000 familles de militaires qui n'ont pas de logement, a ajouté le ministre de la Défense Serguéi Ivanov. D'autre part, 28 000 autres familles ont besoin d'améliorer leurs conditions de logement. Cela veut dire qu'une famille d'officier ou d'adjudant sur trois n'a pas aujourd'hui de logement". Les chiffres cités par le ministre de la Défense ne sont pas une surprise, ni un secret militaire, soulignent les "Izvestia". En fonction de la situation économique dans le pays, ils ont connu tantôt une croissance, tantôt une diminution, pour finalement stagner à un niveau toujours déplorable pour les gens en uniforme. La conclusion est simple : le système actuel de distribution de logements aux militaires n'est pas de nature à résoudre le problème.
"Si ce système est maintenu, nous ne pourrons pas régler le problème des sans-logis de l'armée même dans cinquante ans", a résumé Vladimir Poutine.
Kommersant
Le maire de Moscou Youri Loujkov a qualifié de "honteux" le taux d'élucidation des crimes commis dans la capitale russe : 37% seulement en 2003. Le maire s'est indigné tout particulièrement du fait que les résultats du travail de la milice se dégradent alors que la ville ne refuse pas à la direction centrale de l'Intérieur les fonds qu'elle demande pour perfectionner sa base matérielle et technique".
En 2003 la criminalité à Moscou s'est accrue de 43 000 crimes par rapport à 2002, soit de 30% en moyenne.
Youri Loujkov a déclaré cependant qu'il était inutile de réprimander les miliciens pour l'augmentation du nombre de crimes. "Ils chercheraient alors à fausser les chiffres".
Nezavissimaïa gazeta
L'ambassadeur géorgien à Moscou, Konstantin Kemoularia, a remis ses lettres de créance au président Vladimir Poutine. Interrogé par le journal, le nouveau chef de la mission diplomatique géorgienne a fait part de ses considérations sur l'état actuel des rapports russo-géorgiens et le rôle de Moscou dans le règlement de la crise toujours latente en Adjarie.
"Nous sommes surtout reconnaissants à la Russie pour sa non-ingérence. En l'occurrence, c'est un fait très positif. Car dès les premiers jours de la crise, des responsables adjares ne cachaient pas qu'ils comptaient sur l'aide de la 12e base militaire russe stationnée à Batoumi, sur celle de fonctionnaires de Moscou et sur on ne sait quelle assistance étrangère. Heureusement, rien de tel ne s'est produit. Ce sont là à mon avis les nouvelles réalités des rapports russo-géorgiens. Moscou a considéré que les événements d'Adjarie sont un problème intérieur géorgien. On a réussi à enrayer la crise à une étape très dangereuse et pratiquement sans intermédiaires. Il est important que le rôle de la Russie dans le règlement de la crise se soit de fait résumé à la non-ingérence. Cette position de Moscou a dégrisé quelques "têtes chaudes" en Géorgie.
Vremia Novosteï
Moscou durcit sa position à l'égard de l'assassinat en Israël du leader du Hamas cheikh Akhmed Yassine, souligne le quotidien. La veille, elle exprimait encore sa "préoccupation". " Nous approuvons la proposition concernant l'adoption d'une déclaration du président du Conseil de sécurité de l'ONU dans laquelle il exprime une opinion nettement négative à l'égard de l'assassinat du leader spirituel du Hamas", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Youri Fedotov.
Moscou, rapporte le journal, a initié la convocation, au Caire, d'une réunion des représentants de la Russie, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de l'ONU, craignant que cet assassinat ne détruise les résultats des précédentes tentatives de régler la crise au Proche-Orient.
Evgueni Primakov, orientaliste russe connu, a déclaré à Vremia Novosteï : "Je crains que la solution négociée ne soit de nouveau reportée. Je suis de plus en plus persuadé que tant que Sharon restera à la tête d'Israël, il n'y aura pas de solution de paix. Aux moments où apparaissent des espoirs, Sharon recourt toujours à ce type de geste comme l'assassinat de Yassine. Et cela implique toujours un recul".
GAZETA
La Banque de Russie a décidé de relever de 5% le salaire de ses employés, rapporte le quotidien. Aujourd'hui, il est de 800 dollars en moyenne. Etant donné que le personnel de la Banque compte 82 712 personnes, l'effort financier envisagé ne sera pas des moindres. Son président, Sergueï Ignatiev, promet des compressions de personnel.
La Russie, rappelle le Gazeta, vient en deuxième position mondiale quant aux effectifs absolus de sa Banque centrale et à leur nombre pour 100 000 habitants. Dans le premier cas, la Russie n'est devancée que par la Chine, dont la Banque centrale compte 150 000 employés. Pour 100 000 habitants, la Banque centrale de Chine emploie 11 personnes, celle de Russie 60. Comparez : les effectifs de la Banque centrale européenne, plus les employés des banques centrales des 12 pays de la zone euro, comptent 56 000 agents employés environ. Pour 100 000 habitants de l'Euroland, il y a donc 18 employés tandis qu'aux Etats-Unis il y en a 8 et 4 en Angleterre, rappelle le journal.