L'exposition "La Croix de Freiburg et son monde. Les arts décoratifs médiévaux d'Europe occidentale de la collection de l'Ermitage" vient de s'ouvrir au Palais d'hiver de Saint-Pétersbourg. Au centre de l'exposition qui regroupe quelque 100 pièces on remarquera une relique du 13ème siècle provenant d'un couvent de Bénédictins situé non loin de la ville allemande de Freiburg. La croix réalisée en or et en argent a été spécialement créée pour y conserver les fragments de la vraie croix rapportée de Palestine.
La collection des monuments de l'art médiéval du musée de l'Ermitage appartient aux plus belles collections de l'art décoratif. La "Croix de Freiburg" est une partie de la collection vendue en 1844 à l'empereur Alexandre III pour l'Ermitage.
A la demande de l'Allemagne, la croix a été récemment exposée dans sa "patrie historique".
L'exposition "Les festivités - le jouet préféré des souverains. La fête et les solennités dans la gravure de l'Europe occidentale aux 16-18èmes siècles" vient de s'ouvrir à l'Ermitage.
L'intronisation et la naissance des héritiers des rois, les victoires militaires et les visites des personnages illustres, les mariages des princes et des princesses - dans l'Europe des 16-18èmes siècles, tout cela n'était pas de simples fêtes mais des solennités qui duraient des jours et des jours et rassemblaient d'innombrables invités. Pour que les solennités ne suscitent pas seulement la fierté des sujets mais aussi la jalousie des étrangers, on faisait participer à leur création des représentants de tous les métiers artistiques: des poètes, des dramaturges, des architectes, des musiciens, des danseurs, et même des ingénieurs, des pyrotechniciens, des traiteurs, des patissiers-confiseurs. Afin de conserver pour l'éternité le faste et la magnificence des festivités, les organisateurs publiaient la description de la fête illustrée de gravures. Ces gravures, telles des photos, fixaient tous les détails: les ouvrages de fête, les arcs de triomphe, les marches triomphales et les feux d'artifice. Une centaine d'estampes de ce genre dues à des maîtres graveurs allemands, italiens, néerlandais et français tirées de la collection de l'Ermitage et de la Bibliothèque nationale russe sont présentées à l'exposition.
Le nouveau spectacle "Les Démons", d'après le roman de Dostoïevski, présenté pour la première fois le 16 mars au théâtre moscovite "Sovremennik" n'a pas déçu les attentes des spectateurs. Le metteur en scène Andrzej Wajda présent lors de la première ne cachait pas sa satisfaction du travail accompli. Le célèbre maître polonais a reconnu qu'il était "heureux d'avoir pu enfin réaliser son vieux rêve - mettre en scène Dostoïevski avec des acteurs russes".
Pan Wajda a mûri son dessein pendant plus de 30 ans. Dans les années 70 il n'est pas parvenu à réaliser "Les Démons" sur une scène soviétique, le ministère de la Culture de l'URSS ayant repoussé son idée considérée comme trop audacieuse. Maintenant les temps ont changé, mais le roman du grand classique russe n'a rien perdu, malheureusement, de son actualité", estime le metteur en scène.
Il a proposé au "Sovremennik" sa nouvelle interprétation de la célèbre oeuvre, qu'il a auparavant plusieurs fois mise en scène au théâtre et qu'il a même adaptée au cinéma. Cette fois, Wajda s'est efforcé d'illustrer dans toute sa plénitude et sa complexité le contenu moral et philosophique du roman, de montrer que le refus de la véritable foi et des principes suprêmes de la moralité engendre la violence, le meurtre et le terrorisme, et en fin de compte - la déchéance spirituelle de l'individu.
Selon les critiques, le spectacle a une fois encore, confirmé le niveau mondial de l'art de la mise en scène d'Andrzej Wajda, et le nouveau travail du "Sovremennik" a fortement marqué la vie théâtrale de Moscou.
L'Ermitage expose à Veliki-Novgorod (chef-lieu du district fédéral du Nord-Ouest) une collection d'estampes populaires chinoises nianhua. Le musée des beaux arts de Novgorod présente une centaine d'estampes réalisées sur papier de riz avec des couleurs à l'aniline aux XIX-XXèmes siècles. On pourrait les qualifier d'équivalents des chromos russes. Selon les critiques d'art de Novgorod, cette exposition des "chromos chinois" sur le thème du nouvel an est très intéressante et inhabituelle pour les spectateurs russes.
La présentation d'estampes nianhua ne sera pas l'unique exposition organisée cette année par l'Ermitage à Veliki Novgorod. En vertu d'un accord de coopération entre les deux musées russes, en 2004-2005, l'Ermitage montera à Veliki Novgorod encore six expositions consacrées tant à l'art de l'Orient qu'à celui des pays de l'Europe occidentale.
Les expositions de perles rares du célèbre musée pétersbourgeois à Veliki Novgorod se tiennent depuis déjà deux ans. La première collection de l'Ermitage présentée aux habitants de Veliki Novgorod en décembre 2001 était l'ensemble d'esquisses et de dessins des XVII-XVIIIèmes siècles "Les guerres de Louis XIV". Au printemps 2003, l'Ermitage a montré à Veliki Novgorod des dessins d'Henri de Toulouse-Lautrec, et à la fin de 2003 une collection de raretés relatant la vie d'Alexandre Nevski.
Le Festival de la culture japonaise en Russie s'achève par une série de tournées du théâtre No. Les représentations de l'une des troupes les plus célèbres du pays du soleil levant auront lieu à la fin mars sur deux grandes scènes de Russie - au Bolchoï de Moscou et au théâtre Mariinski de St-Péterbourg.
Lors de la conférence de presse donnée à l'occasion de cet événement, le directeur de la troupe, le célèbre acteur Otoshige Sakai, qui a reçu le titre d'Apanage national du Japon, a souligné que le théâtre No était une des formes les plus importantes de l'art traditionnel japonais et existait depuis plus de 600 ans. Au cours de cette période, ne nombreux canons sont restés immuables. Par exemple, les acteurs portent des masques, les spectacles sont accompagnés par un orchestre de quatre musiciens et par un choeur. Mais la composition de la troupe a subi des changements. Ainsi, à part les hommes - les seuls auparavant à avoir le droit de sortir sur la scène - les femmes ont fait leur apparition. Il est vrai, a précisé monsieur Sakai, que les représentantes du beau sexe restent confinées dans des rôles secondaires. "Les traditions ne restent vivantes que lorsqu'elles sont ouvertes aux innovations et à la recherche", est convaincu le maître.
Les morceaux les plus anciens et les plus classiques des pièces du théâtre No remontant aux 11-12èmes siècles ont été choisis pour les tournées russes. Pour commencer, le programme sera présenté sur la Nouvelle scène du Bolchoï et seulement après au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg.
La troupe de percussionnistes japonais "Yamato", la plus célèbre au monde, arrive en tournée à Moscou. L'ensemble présentera sur la scène de la Maison internationale de la musique de Moscou le show unique "Wadaiki Yamato Show" qui combine virtuosité et techniques ancestrales magiques d'action sur le psychisme humain, conservées par les anciens maîtres japonais.
L'ensemble "Yamato" a été créé par le grand percussionniste Masa Ogawa en 1993 à Nara, "terre sainte", berceau de toute la culture japonaise, selon la légende. Les musiciens de l'ensemble parcourent la planète avec quelques douzaines de tambours, petits et grands, notamment les tambours Wadaiko uniques au monde, fabriqués à partir d'un énorme arbre rituel il y a plus de 400 ans. "On dit que les musiciens placent leur âme dans cet instrument peu ordinaire et que les sons magiques font revivre les messages des anciens sages, selon lesquelles le roulement du tambour, tel les battements de l'Univers, sont le pouls de la vie même", a dit le représentant de la firme organisatrice des concerts.
Cet ensemble musical exceptionnel a triomphé dans des dizaines de pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord et du Sud, remportant les premiers prix dans les World Music Forums, sans s'être jamais produit en Russie. Sa première prestation en Russie a lieu dans le cadre d'une grande tournée européenne.
Des maîtres reconnus et des jeunes talents participeront au Cinquième festival international "Kremlin musical", dont l'inamovible directeur artistique est le célèbre pianiste russe Nikolai Petrov. La Fondation caritative internationale Petrov a fait savoir que la traditionnelle manifestation se déroulerait au Palais des Armures dans le Kremlin de Moscou du 29 mars au 4 avril. Le ministère de la Culture de la Fédération de Russie et la Philharmonie de Moscou figurent parmi les organisateurs du festival.
Le festival est l'un des événements centraux de la vie culturelle de la capitale de la Russie. Son objectif principal consiste à présenter au public les chefs-d'oeuvre de la musique russe et étrangère, de faire connaître de nouveaux noms dans le domaine de la composition et de l'interprétation.
"Kremlin musical" offrira aux auditeurs des rencontres avec Petrov lui-même, avec le quatuor Borodine, l'orchestre de chambre "Musica Viva" dirigé par Alexandre Roudine, avec le violoniste Maxime Fedotov. De jeunes talents d'Arménie, d'Israël, de Monaco, d'Ukraine et de Russie, dont beaucoup ont déjà fait parler d'eux en remportant de prestigieux concours internationaux, participent au festival.