Les ministres ont expliqué que les surprofits seraient prélevés aussi bien par le biais de l'impôt sur les matières premières que grâce à l'augmentation des taxes à l'exportation. Ces taxes seront importantes uniquement au cas où les prix du pétrole seraient élevés, ont-ils souligné.
Mais le relèvement de l'impôt sur la production de matières premières pourrait se répercuter sur les prix intérieurs du pétrole, alors que la taxe à l'exportation permettra de l'éviter, a expliqué le ministre des Finances.
A 27 dollars baril le budget pourrait compter sur un supplément de 2 milliards de dollars et, à 24 dollars baril, sur 900 millions, a-t-il ajouté.
"Il y des réserves pour des prélèvements supplémentaires", a noté Alexeï Koudrine. Il estime qu'il s'agit d'une charge "parfaitement à la portée des sociétés pétrolières". "Je vous jure, aucune d'elles n'en sera pas moins motivée de travailler en Russie", a encore indiqué le ministre des Finances.
Selon lui, l'enchérissement du rouble a permis de réduire la pression fiscale sur le secteur pétrolier, en termes d'impôt sur la production de matières premières, de 12% au moins en deux ans.