Intervenant vendredi devant les responsables des ministères des Finances et du Développement économique, il a dit que le Fonds accumulerait sur ses comptes 280 milliards de roubles à la fin de 2004.
"Au début de l'année, il avait sur ses comptes 106,3 milliards de roubles", a rappelé le ministre.
Le projet de conception du Fonds de stabilisation a été examiné au cours d'une réunion dans les bureaux d'Alexeï Koudrine en février. Ce projet prévoit que le Fonds de stabilisation sera constitué de recettes supplémentaires grâce à une conjoncture générale favorable et non seulement grâce aux prix élevés des produits énergétiques russes. Dans cet ordre d'idées, il a été proposé de verser intégralement au Fonds les taxes à l'exportation pour le pétrole et ses dérivés (si ces cours sont bas, les taxes ne sont pas prélevées), ainsi que cette partie de l'impôt sur les matières premières qui se formera si les cours du pétrole sont supérieurs au prix de base pour le volet dépenses (18,5 dollars/baril Urals en 2003). Troisième source, le solde de l'excédent budgétaire après l'exécution de tous les chapitres du budget, y compris le remboursement, grâce à cet excédent, de la dette, en intérêts et en capital, autrement dit, si le prix annuel moyen du pétrole est supérieur à celui qui a servi de base au calcul des rentrées en 2003 (23,5 dollars/baril). C'est bien ce mécanisme qui, de l'avis du ministre des Finances, permettra de garantir une stabilité maximale de la politique budgétaire et monétaire, aussi bien dans les "bonnes" que dans "les "moins bonnes années" pour l'économie russe.