Au 1er janvier 2003, la dette extérieure publique de Russie se montait à 122,1 milliards de dollars (35,7% du PIB), en baisse de plus de 30% par rapport au début 2000 (158,4 milliards de dollars, 89,5% du PIB).
"Les indices courants de la "stabilité en matière de dette" de la Fédération de Russie, élaborés conformément aux méthodes internationales, montrent que le pays a surmonté les conséquences de la crise financière de 1998 et a considérablement réduit le fardeau de la dette publique", lit-on dans le document.
En 2003, le problème de la dette extérieure, de son remboursement et de son service a cessé d'exercer une influence déterminante sur le développement économique et la politique budgétaire du pays.
"Les remboursements réguliers et la garantie du service de la dette publique ont constitué un résultat d'importance de la politique budgétaire de 2000-2003", apprend-on du document préparé pour le bureau élargi du ministère des Finances. Si, en 1999, la dette publique globale était comparable au PIB, elle ne constituait que 35% du PIB au début 2004.
"On peut constater que la Fédération de Russie non seulement a réglé le problème des "pics" de versements dans le cadre de sa dette mais aussi a constitué des réserves et réuni les conditions nécessaires à l'exécution stable des engagements budgétaires à moyen terme", lit-on dans le document. Le relèvement de la part de la dette intérieure dans la structure de la dette publique de la Fédération contribuera à l'affaiblissement de la dépendance du budget fédéral face aux facteurs extérieurs : en 2004, sa part dans la structure de la dette publique dépassera 20% (contre 15% au début de 2003) pour, à terme, constituer 50%.
Pourtant, le principal problème de la dette publique russe demeure l'impossibilité de la refinancer grâce à des emprunts intérieurs et extérieurs dans les volumes nécessaires et à des termes avantageux. La mobilisation des emprunts publics à des fins de refinancement de la dette est également limitée par le coût de ces emprunts. Dans les années à venir, la Fédération de Russie sera en mesure de mobiliser sur les marchés extérieurs 5 à 6 milliards de dollars par an au maximum.