Revue de la presse russe du 18 mars

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Moscou, RIA-Novosti

Kommersant

Le président Poutine a tenu une rencontre de travail avec le premier ministre. On pouvait croire que leur entretien a porté sur des choses bureaucratiques de routine mais en réalité les deux hommes ont passé en revue la sélection des cadres, qui s'achève dans le contexte d'une lutte acharnée, la répartition des compétences et la préparation d'un premier grand dossier pour le cabinet Fradkov.

Les agences d'information se sont montrées très attentives à cette rencontre. On cite la remarque de M. Fradkov, selon qui l'effort de répartition des fonctions entre les divers ministères sera prochainement achevé.

Les 14 ministères devront donc présenter, à l'appareil du gouvernement, les listes de leurs fonctions, rappelle le Kommersant. Les ministères sont tentés de "s'approprier" le plus grand nombre possible de compétences. Mais ils sont limités par la décision de la commission intersectorielle dirigée par le vice-premier ministre Alexandre Joukov, qui a interdit aux administrations de se charger des fonctions déjà considérées comme redondantes (1 500).

Mikhaïl Fradkov a aussi annoncé au président que le bureau conjoint des ministères des Finances et du Développement économique se réunirait vendredi. Le sort de son gouvernement, rappelons-le, dépend à plus d'un titre de cette réunion. Car la réorganisation et le repartition des fonctions ont été lancées justement pour accélérer les réformes, dont la réforme fiscale. Et si le gouvernement essuie un échec dès le début dans ce domaine, cela aura l'air fort bizarre, affirme le quotidien.

Vremia novosteï

Le premier chef d'Etat avec qui le président Poutine a eu une entrevue après sa réélection a été le président de l'Ukraine. Leonid Koutchma, selon ses propres mots, a jugé nécessaire de prendre connaissance - dans le détail - de la structure du nouveau gouvernement russe. Confirmant le fait que la réorganisation du cabinet n'avait aucun impact sur nos relations avec l'Ukraine, Vladimir Poutine a dit : "Nous abordons la ratification de certains documents. Nous y sommes prêts et, comme entendu, nous avons besoin de synchroniser ce processus".

Nezavissimaïa gazeta

"Les objectifs de politique extérieure de la Russie sont fixés par le président Vladimir Poutine et le ministère des Affaires étrangères aura à les exécuter" : c'est à peu près en ces termes que le nouveau chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a défini le rôle de son administration dans le système d'Etat, au cours de sa première conférence de presse à Moscou.

Mais, poursuit le journal, le ministre ne voit pas la nécessité de corriger la conception de politique extérieure déjà entérinée, et en outre compte sur le rôle coordinateur du Conseil de sécurité dont l'ex-ministre des AE Igor Ivanov vient de devenir le secrétaire, dans l'élaboration des axes stratégiques de la politique étrangère du pays.

En Russie, a dit Lavrov, il y a un consensus sur les intérêts nationaux du pays : "La Russie doit se consolider comme Etat, son économie doit se développer et son peuple vivre mieux".

Izvestia

Le conflit entre Tbilissi et Batoumi a pris la forme d'une "guerre froide", écrit le quotidien. Des politiques font des visites de politesse, les leaders échangent des menaces traditionnelles. Le risque d'un conflit armé entre la Géorgie et l'Abkhazie persiste.

La Russie est pour l'intégrité territoriale de la Géorgie mais, se rendant parfaitement compte de la situation, trouverait même en partie avantageux l'état de choses actuel. "Au fur et à mesure que s'ouvrent de nouveaux itinéraires d'exportation de brut caspien, le rôle de la Géorgie ne cessera de croître (il s'agit de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan). La Russie serait intéressée à un contrôle sur la situation dans la région, elle ne pourrait donc "céder" l'Adjarie, estime le directeur général du Centre de conjoncture politique, Konstantin Simonov. En même temps, croit-il, les militaires russes qui sont stationnés en Adjarie ne sauront s'ingérer directement dans le conflit.

Gazeta

Un nouveau record du marché des valeurs russe : l'indice RTS s'est immobilisé à la clôture mercredi à 698,7 points, augmentant en une séance de 2,68%. 1,3 point lui manque pour atteindre le seuil psychologique de 700 points. Les experts estiment que cela arrivera avant la fin de la semaine, écrit le quotidien.

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