"La liaison ferroviaire avec le reste de la Géorgie est entièrement bloquée car, sur ordre des autorités adjares, la voie ferrée a été démantelée à la frontière de la république autonome", a indiqué le premier ministre.
Cela "complique la réalisation par la Géorgie de ses engagements internationaux concernant le transit de brut par son territoire", a-t-il ajouté.
Ces dernières années, entre 700 000 et 800 000 tonnes de brut kazakh et turkmène sont transitées par le port de Batoumi vers les marchés internationaux.
Un des responsables des Chemins de fer géorgiens, Gueorgui Khoukhachvili, cité par l'agence News-Georgia, a déclaré mardi que le conflit adjare, s'il prend du temps, pourrait mettre en cause le projet européen de corridor de transport TRACECA (Europe-Caucase-Asie).
Le transit de pétrole caspien par la Géorgie est un des éléments de ce projet.
"Il n'est pas exclu que les retards dans le transport de pétrole par la Géorgie obligent les compagnies opératrices à renoncer à l'itinéraire géorgien", a encore indiqué M. Khoukhachvili.
Les experts estiment également que la crise adjare met en cause le projet d'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, par lequel le pétrole azerbaïdjanais sera transporté en Turquie par le territoire géorgien.