"Il y a toujours le risque de ce que suite à des circonstances imprévisibles un préjudice irréparable puisse être causé à la mer", a expliqué le diplomate russe.
En posant un oléoduc sous la Caspienne, il faut en premier lieu tenir compte de la sismicité de son fond, selon lui.
"Il ne faut pas faire courir des risques à cette mer sans nul autre pareil au nom d'intérêts conjoncturels", a souligné Viktor Kalioujny.
Pourtant, tout projet a vocation à être réalisé. "Mais, pour cela, il faut que toutes les conditions de sécurité technique, sismique et écologique soient respectées et il faut que tous les Etats riverains donnent leur accord pour la construction de l'oléoduc", a dit Kalioujny.
C'est le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan qui ont avancé le projet de sa construction. Il pourra être posé à la condition que le Kazakhstan l'utilise pour transporter au moins 20 millions de tonnes de brut par an, d'Aktaou, sur la rive orientale de la mer, à Bakou (Azerbaïdjan).
Ravil Tcherdabaev, délégué spécial kazakh pour la mer, a indiqué aux journalistes que son pays "salue" le projet.