Revue de la presse russe du 16 mars

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MOSCOU, RIA Novosti

Vrémia novostéi

Les premières déclarations faites par le président après sa réélection dimanche dernier prouvent que la politique intérieure peut changer d'orientation, souligne le quotidien "Vrémia novostéi". Sans renvoyer l'affaire à plus tard Vladimir Poutine a annoncé les deux plus grands objectifs de son deuxième mandat présidentiel : le développement d'un système réel à partis multiples et celui des institutions de la société civile. Son deuxième mandat aura, de toute évidence, cela de particulier qu'en mettant en œuvre une réforme du pouvoir exécutif et en confiant le poste de premier ministre à Mikhaïl Fradkov le président a transposé la réalisation des réformes économiques dans sa sphère de responsabilité. Au cours des années précédentes Poutine a cherché à prendre ses distances avec le gouvernement dans le domaine économique. Maintenant ces distances sont pratiquement nulles.

Le président a fait savoir qu'il annoncerait aussi dans quelques jours la nouvelle structure de son administration. De toute évidence, cet organe ne conservera que les fonctions de Q.G. politique et de chancellerie personnelle du chef de l'Etat.

Parmi d'autres transformations, la réforme fiscale demeure essentielle pour Vladimir Poutine. Le président a promis d'annoncer incessamment ce qu'il compte faire dans ce domaine.

Il faut s'attendre à ce que le programme économique de Poutine, sous une forme synthétisée, serve de thème central à son message annuel à l'Assemblée fédérale (parlement). Le travail sur ce document bat déjà son plein au Kremlin, selon le quotidien, et il est possible que le chef de l'Etat le présente au parlement avant son investiture.

Nezavissimaïa Gazeta

Depuis ces derniers temps, surtout après l'élection de la Douma (chambre basse du parlement russe) et les changements survenus dans le gouvernement, les experts poursuivent leur débat animé sur les particularités du régime politique de Vladimir Poutine, souligne la "Nezavissimaïa Gazeta". Les points de vue divergent. Certains estiment que le président a rationalisé le système politique russe et a renoncé à la pratique des "mesures politiques extraordinaires" de l'époque d'Eltsine. D'autre soutiennent que dans la Russie contemporaine la verticale du pouvoir et le "modèle monocentrique" de l'autorité sont définitivement édifiés.

Gazeta

Les observateurs étrangers qui ont travaillé à la présidentielle en Russie ont émis leurs premiers jugements sur le caractère démocratique du scrutin. La Commission internationale unifiée de l'OSCE et de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) est parvenue à la conclusion que le scrutin a été bien organisé, informe la "Gazeta". Cependant, la concurrence et le pluralisme politique inhérents à une démocratie authentique faisaient visiblement défaut, de l'avis de la commission. L'administration de Bush partage l'avis critique sur les élections russes. Le Kremlin a rétorqué qu'il "n'a pas besoin de suggestions de qui que ce soit".

Rappelons que le déroulement de la présidentielle a été suivi par près de 800 observateurs étrangers. La plupart d'entre eux représentaient l'OSCE et le Conseil de l'Europe : leur commission commune comptait 340 observateurs de 39 pays.

Kommersant

La confrontation entre Tbilissi et Batoumi est entrée dans une phase nouvelle. Les autorités géorgiennes ont décidé de mettre en œuvre une "série de mesures constitutionnelles pour bloquer le régime séparatiste de l'Adjarie". En d'autres termes, Tbilissi met en place un blocus de la république autonome qui échappe à son contrôle.

Premièrement, écrit le "Kommersant", les autorités géorgiennes demanderont à la Turquie de fermer le poste de contrôle Sapri sur le tronçon adjare de la frontière turco-géorgienne. Selon les informations à la disposition du quotidien, la Turquie a déjà laisser entendre qu'elle réagirait à la demande de Tbilissi avec compréhension. Deuxièmement, le gouvernement de la Géorgie a l'intention de fermer le port maritime de Batoumi "parce qu'il sert au transport des armes en Adjarie". Le ministère géorgien du Transport a déjà informé les compagnies de navigation internationales de la fermeture du port de Batoumi. Troisièmement, "la circulation de cargaisons de grande dimension sera suspendue sur le territoire de l'autonomie". Et enfin les autorités géorgiennes fermeront l'aéroport de Batoumi "parce qu'il est impossible d'y mettre en place un dispositif de sécurité nécessaire".

Toutes ces actions de "blocage du régime séparatiste de l'Adjarie" doivent, d'après les autorités géorgiennes, obliger le régime d'Aslan Abachidze à capituler, écrit le "Kommersant".

Izvestia

Malgré une diminution du financement public et les fluctuations sensibles des cours des monnaies, l'année dernière a été heureuse pour le marché pharmaceutique russe : son chiffre d'affaires s'est accru de 15% à 20% en moyenne pour atteindre 5,5 milliards de dollars, souligne le quotidien "Izvestia". Les experts estiment que ce marché continuera à se développer au même rythme.

Le directeur général du groupe pharmaceutique "Makiz-Farma", Mikhaïl Nekrassov, a déclaré à cette occasion : "Le marché progresse grâce à l'apparition de produits nouveaux. Les anciens médicaments sont remplacés par d'autres, plus récents et contemporains, donc plus chers. Ce processus exercera une influence de plus en plus grande sur la croissance de la production, surtout du fait que d'ici 2005 toutes les entreprises de la branche devront adopter les normes internationales".

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