Notre objectif premier maintenant c'est le divorce de Youkos et de Sibneft. Quant à savoir ce qui se passera ensuite, personne ne le sait, a déclaré vendredi à RIA Novosti le chef du service des relations avec les médias étrangers de Sibneft, John Mann.
Le porte-parole de la compagnie s'est refusé à confirmer l'information parue dans le Financial Times et selon laquelle Roman Abramovitch aurait l'intention de vendre la moitié des actions de Sibneft qui lui appartiennent. Notre compagnie ne commente pas les rumeurs qui circulent sur le marché, a dit John Mann.
Vendredi le Financial Times avait annoncé que Roman Abramovitch était en pourparlers avec une compagnie énergétique étrangère au sujet de la vente de 46 pour cent des actions de Sibneft.
Selon le journal, cette question avait déjà été débattue avec l'anglo-néerlandaise Royal Dutch/Shell, l'américaine Chevron Texaco et la française Total.
Dans l'article du Financial Times il était indiqué que Roman Abramovitch souhaiterait s'entendre avec un nouvel acheteur avant le divorce de Sibneft avec Youkos. Toutefois, le quotidien économique estime qu'il est peu probable que le patron de Sibneft y parvienne. Il écrit que Roman Abramovitch cherche un acheteur depuis que le Tribunal d'arbitrage de Moscou a déclaré nulle l'émission complémentaire d'actions de Youkos, faisant ainsi droit à l'action des anciens actionnaires de la compagnie Sibneft.