Izvestia
Le 11 mars 2004 est devenu pour l'Europe ce que le 11 septembre 2001 a été pour l'Amérique. Un choc. Une ligne de partage des eaux. Les explosions de Madrid ont bouleversé la vision du monde chez les habitants du "vieux continent". En tout cas elles devraient la bouleverser. Avant le 11 mars, on avait l'impression que les bombes pouvaient exploser et tuer des dizaines et des milliers de personnes quelque part ailleurs mais jamais dans les Etats prospères, démocratiques, corrects en politique de l'Union européenne. Dans le métro de Moscou, dans les trains de Stavropol (Sud de la Russie), dans les bus de Jérusalem, dans les mosquées de Bagdad. Les explosions de New York et de Washington ont été le tribut inévitable de l'unique superpuissance pour le leadership mondial. Mais dynamiter l'Europe, qu'a-t-elle donc fait? Il se trouve que le terrorisme européen n'est guère meilleur ni plus humain que le terrorisme asiatique, islamique. Seules les techniques sont différentes. Le métro de Moscou a été attaqué par des kamikazes. Les trains espagnols ont été détruits par des bombes empaquetées et posées soigneusement sur les rayons à bagage par des terroristes qui ont ensuite tranquillement quitté les wagons, et sont restés en vie. Dans le monde catholique, les kamikazes ne sont pas monnaie courante, à la différence du monde musulman. La technologie est différente, le sens est le même. Les conséquences aussi : des centaines de victimes innocentes, l'impuissance des autorités, le désarroi des services spéciaux et, qui plus est, l'absence absolue de toute garantie que la tragédie ne se répète demain (après-demain, dans une semaine, dans un mois) que d'autres trains, bus, wagons de métro ne soient pas dynamités", écrit le quotidien "Izvestia".
Kommersant
Aujourd'hui c'est le dernier jour où les médias sont autorisés à faire la publicité des candidats à la présidence de la Russie. C'est la publicité qui a donné matière à la plupart des scandales qui ont éclaté au cours de cette campagne électorale, souligne le "Kommersant". Il est vrai que le nombre n'a pas dégénéré en qualité car la quasi-totalité des plaintes électorales a été repoussée. L'absence de la moindre intrigue dans la course à la présidence ne s'est pas répercutée sur l'activité des plaignants. Les différentes commissions électorales et instances judiciaires ont reçu, paraît-il, plus de plaintes cette année qu'en 2000 où l'écart entre le candidat favori et les poursuivants n'était pas aussi astronomique qu'actuellement, fait remarquer le "Kommersant".
Gazeta
Le chef de la Commission électorale centrale (CEC), Alexandre Vechniakov, a montré aux journalistes comment fonctionnerait le système de dépouillement des bulletins lors de la présidentielle, informe le quotidien "Gazeta". Dans plusieurs centaines de bureaux de vote de Moscou et de Saint-Pétersbourg les électeurs devront introduire leur bulletin dans un scanner muni de voyants et d'un tableau électronique. Les résultats du dépouillement automatique feront foi. Alexandre Vechniakov a dit qu'un autre système était également à l'étude dans lequel les électeurs votent en appliquant leur doigt sur l'écran d'un ordinateur.
Nezavissimaïa Gazeta
Aujourd'hui le président géorgien Mikhaïl Saakachvili entame une visite de deux jours en Arménie où il rencontrera le président Robert Kotcharian, le premier ministre et le président de l'Assemblée nationale, ainsi que des représentants des milieux scientifiques et d'affaires, notent la "Nezavissimaïa Gazeta". Peu avant cette visite à Erevan, au cours d'un entretien avec des hommes d'affaires géorgiens, Mikhaïl Saakachvili a évoqué l'idée de la création d'un espace économique unique au Caucase du Sud. Pendant sa récente visite à Bakou, il avait proposé au président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, de créer une commission commune pour supprimer les barrières douanières et d'autres obstacles économiques entre les deux pays, informe le quotidien. Tout porte à croire qu'il fera la même proposition à son homologue arménien Robert Kotcharian. "Séparés et privés d'un espace économique unique, nos Etats ne pourront pas se développer", écrit le journal, citant Mikhaïl Saakachvili.