* La cérémonie de remise du prix national de cinématographie "Nika" se déroulera le 23 avril à la Maison de la Musique de Moscou, ont annoncé ses organisateurs.
Le programme de la 17-e édition du concours de prestige compte un chiffre record de participants : 132 films de fiction, documentaires, dessins animés de réalisateurs russes, ainsi que cinq films tournés dans les pays de la CEI et baltes seront projetés dans le cadre d'un festival qui durera vingt jours.
Ainsi que l'a indiqué au cours d'une conférence de presse le directeur artistique de "Nika", Iouli Gousman, il s'agit d'un festival à caractère caritatif. Dix mille billets ont déjà été diffusés parmi un public varié où sont représentées diverses générations et professions. Les films seront évalués par les membres de l'Académie russe des Arts cinématographiques. Ils sélectionneront les candidats les plus dignes pour 16 nominations et choisiront les vainqueurs par un vote secret. Ceux-ci se verront remettre les prix le 23 avril à la Maison de la Musique de Moscou.
Un mois avant, le 23 mars, on publiera les noms des lauréats des prix les plus honorables de "Nika", "Honneur et dignité" et "Pour contribution aux sciences cinématographiques, à la critique et à l'enseignement".
* Une exposition intitulée "Traces des temps révolus..." s'est ouverte au musée-réserve de Pskov (nord-ouest de la Russie) dans le cadre des Journées de l'indépendance de la République d'Estonie.
"C'est la première exposition dans l'histoire des relations russo-estoniennes qui essaye de présenter l'héritage culturel de l'ethnie ayant relié durant des siècles les Slaves et les Estoniens", raconte la chercheuse du musée Tatiana Oginskaïa.
Les objets de l'exposition, dont les échantillons d'étoffes tissées par les représentants du petit groupe ethnique Setu, proviennent des fonds du Musée national d'Estonie, de plusieurs musées russes et de collections privées.
Ainsi que l'a indiqué la directrice de la réserve Izborsk, sur le territoire duquel se trouve le musée des Setu, l'unique en Russie, Tatiana Kalachnik, les Setu ont été pour la première fois mentionnés dans les documents officiels de 1838. Leur population dans le district de Petchory de la région de Pskov comptait alors 16.000 personnes. "Mais les données officielles ne signifient rien. Les Setu sont liés à la Russie depuis plus de quatre cent ans. La langue des Setu a beaucoup en commun avec l'estonien, tout comme le russe avec l'ukrainien. A la différence des Estoniens, les Setu sont orthodoxes, mais leur religion est généralement mâtinée de paganisme, ce qui leur vaut le surnom de Poluvertsy ou demi-croyants en russe", a dit la chercheuse.
Tatiana Kalachnik a raconté que les Setu représentaient une entité autonome, bien qu'ils aient toujours fait l'objet de partages de territoires entre les Etats : les Setu passaient donc de la Russie tsariste à l'Estonie bourgeoise, de l'Union soviétique à la Russie.
Les Setu ont toujours été autosuffisants : chaque village avait sa forge, son moulin, sa poterie, et tous les hommes Setu savaient y travailler. Tous les outils et tous les objets dans la maison, du lit à la vaisselle et des rideaux de lin les plus fins aux bottes de fête étaient confectionnés par les habitants du village.
Aujourd'hui, la région de Pskov ne compte plus qu'environ 400 Setu. Cependant, selon les autorités régionales, les Setu ne quittent pas leur patrie pour des raisons de mésententes interethniques. La fermeture de la frontière est devenue une menace sérieuse. Elle suscite la rupture des liens familiaux entre beaucoup de familles qui se sont retrouvées brusquement des deux côtés de la frontière.
* La Galerie "Na Solianke" de Moscou présente, du 26 février au 10 mars, une exposition de travaux du célèbre photographe d'origine russe Alexandre Goussov.
"C'est la première exposition de l'artiste depuis les 15 ans écoulés depuis son émigration de l'URSS", dit la responsable du projet, Olga Sartakova. L'exposition est intitulée "Gusovstars", car c'est sous ce titre-là que se déroulent habituellement les exhibitions de Goussov en Occident. Parmi les héros permanents du photographe, on peut citer Luciano Pavarotti et Jude Law, Gary Oldman et Martin Sheen, Ewan McGregor et Maïa Plissetskaïa et d'autres vedettes mondiales. "Figurer parmi les personnages de "Gusovstars", c'est comme recevoir un insigne de prestige, un prix qui certifie votre statut d'idole", a relevé Olga Sartakova.
* Le Dixième festival russe "Littérature et cinéma" s'est ouvert dans la ville de Gatchina (région de Leningrad). Le programme du festival anniversaire comporte plus de 70 films - adaptations d'oeuvres littéraires.
Le festival attire le public par son atmosphère démocratique particulière. Les films sont projetés gratuitement, grâce au soutien des sponsors. Les célébrités mondiales visitent souvent ce forum cinématographique. Cette fois, Gatchina a accueilli un des plus grands réalisateurs comtemporains polonais Krzysztof Zanussi.
Le jury du festival devra évaluer sept films de fiction, dont "Pauvre, pauvre Pavel" de Vitali Melnikov, "Que Dieu bénisse la femme" de Stanislav Govoroukhine, "Pétersbourg" d'Irina Evteeva. Pour la première fois, le programme du concours comporte les débuts de réalisateurs.
Le festival donnera lieu à un concours intitulé "Meilleur scénario adaptant pour l'écran une oeuvre littéraire".
* Le festival international consacré au 155-e anniversaire de l'édition complète de la grande épopée nationale finlandaise Kalevala s'est ouvert en Carélie (république dans la région fédérale du Nord-Ouest). Le festival se déroule sous le patronage du ministère de la Culture de la Fédération de Russie. Le programme de la fête intitulée "Marathon du Kalevala", qui durera jusqu'au 9 avril, comporte des concerts d'ensembles folkloriques dans les villes et les villages de la république, des spectacles inspirés de l'oeuvre, des expositions d'art décoratif et appliqué. Une rencontre avec les écrivains et les poètes de la Carélie et une soirée de poésie finlandaise auront lieu à Petrozavodsk (capitale de la république). La Bibliothèque nationale de Carélie présentera une exposition d'éditions du Kalevala en diverses langues. Une exposition de peinture consacrée à l'anniversaire de l'édition de l'épopée s'ouvrira au centre républicain des cultures nationales.
* Le Festival international de musique ancienne a démarré à Moscou. L'initiative de la tenue de ce festival pour enfants appartient au violoniste russe Igor Roukhadze. Le Festival se déroule dans la capitale russe pour la deuxième fois. Ses objectifs essentiels sont de populariser la musique ancienne et de faire connaître aux enseignants des écoles musicales les meilleures traditions européennes d'interprétation de la musique ancienne. Le comité d'organisation du festival tient régulièrement des séminaires et des master-class de musiciens de renom, organise des concerts ouverts au large public avec la participation de vedettes invitées. Le projet est divisé en trois parties : un concours ouvert pour enfants, des master-class et des concerts qui rassembleront des musiciens de renom russes et étrangers pratiquant la musique ancienne. Les jeunes musiciens, vainqueurs du concours, recevront une chance unique de se produire avec les étoiles musicales.
* Les hommes de lettres russes, représentants de l'underground, organisent un championnat ouvert d'injures et de graphomanie. "Ce championnat rassemblera les hommes de lettres russes, célèbres ou encore inconnus, qui utilisent les gros mots dans leurs oeuvres poétiques et prosaïques. Un jury honorable évaluera la maîtrise de l'utilisation d'expressions obscènes", a fait savoir aux journalistes Oleg Oulianov-Levine, un des organisateurs du festival.
"La deuxième partie de notre manifestation donnera lieu à un championnat de graphomanie. Cette notion concerne la quasi totalité des oeuvres de la littérature contemporaine, surtout postmoderniste, car elle est secondaire par essence. C'est pourquoi vous trouverez parmi les participants au concours tant de bons écrivains que des graphomanes ridicules", a dit Oleg Oulianov-Levine.
Des "combats intellectuels sans règles" auront lieu dans le cadre des compétitions de graphomanes : deux poètes écriront leurs oeuvres sur des corps nus de jeunes filles, à la manière de body art. Les membres du jury liront ces poésies sur ces jeunes filles. Le concours sera jugé non seulement du point de vue de la valeur artistique des poésies, mais aussi du point de vue de la beauté et de la netteté des images faites sur les "papyrus vivants".