"Depuis ces quatre dernières années, a-t-il déclaré vendredi devant les journalistes, les rythmes potentiels d'accroissement du PIB dans le pays se mesurent en nombres de deux chiffres".
Le conseiller économique du chef de l'Etat russe n'a pas cité de chiffres concrets, mais a estimé que cet indice ne devrait sans doute pas être inférieur à 11,5%".
Et d'ajouter qu'une telle croissance économique est, par exemple, manifesté, de nos jours, par le Kazakhstan qui se trouve, somme toute, dans des conditions géopolitiques beaucoup moins avantageuses que la Russie (grande composante de transport, manque de débouché sur la mer).
Selon les calculs de l'Institut de l'analyse économique, a repris Andreï Illarionov, en 2003, le facteur de la conjoncture extérieure favorable a assuré 10% de la croissance économique dans le pays.
"Quoi qu'il en soit, en réalité, nous n'avons obtenu que 7,3% de la croissance économique. Cela signifie tout simplement que d'autres facteurs, dont la politique économique, y ont exercé un impact négatif", a indiqué le conseiller économique de Vladimir Poutine.
Or, intervenant la veille à une conférence de presse, le ministre du Développement économique et du Commerce de la Fédération de Russie, Guerman Gref, a affirmé, de son côté, que les prix élevés du pétrole dans le monde n'avaient assuré que 2% sur les 7,3% de la croissance du produit intérieur brut en Russie.
D'après le ministre, environ 2% de la croissance auraient résulté de la bonne politique économique du gouvernement, les autres composantes de la croissance relevant des investissements et des crédits.