La Pologne, la Lituanie et l'Allemagne, qui importent du gaz russe par la conduite passant sur le territoire biélorusse ont accueilli avec "compréhension" la décision de Gazprom d'arrêter les livraisons de gaz en Biélorussie suite aux cas de prélèvements non sanctionnés de combustible par la société biélorusse Beltransgaz.
"En Allemagne, le gaz russe arrive essentiellement par une conduite posée sur le territoire ukrainien. Les livraisons de gaz en Pologne à 6 h 00 jeudi se sont élevées à 273 000 mètres cubes par jour, le gaz y arrive également par l'Ukraine", a expliqué à RIA-Novosti le représentant de Gazprom, Igor Volobouev.
Selon lui, "la question des livraisons de gaz a aussi été réglée avec la Lituanie. A 01 h 20 le 19 février le gaz a commencé à arriver en Lituanie par la Lettonie, à hauteur de 200 000 mètres cubes par heure. Les livraisons de gaz dans l'enclave russe de Kaliningrad sont de 30 000 mètres cubes par heure".
Igor Volobouev a rappelé que le gazoduc Riga-Panevezis était resté un certain temps non opérationnel car le gaz arrivait en Lituanie par la Biélorussie. "Nous avons demandé à la Lettonie de l'ouvrir et elle a accepté", a-t-il indiqué.
Gazprom fait tout son possible pour utiliser toutes ses réserves et compenser les pertes de gaz, a encore relevé le représentant du groupe gazier russe.
D'autre part, Igor Volobouev a précisé que 20% des livraisons d'exportation de Gazprom passent par le territoire biélorusse.
La société gazière russe a du arrêter les livraisons de gaz en Biélorussie et son transit par le territoire de ce pays suite aux cas de prélèvements non sanctionnés de combustible par la société publique biélorusse Beltransgaz.
"A 10 h 00 mercredi, les livraisons de gaz russe aux consommateurs biélorusses ont été limitées. Ces restrictions ont fait suite à la demande du fournisseur indépendant, TransNafta, selon qui les volumes de gaz contractés avaient déjà été consommés par Beltransgaz, alors que de nouveaux contrats n'étaient pas encore signés par la partie biélorusse", lit-on dans un communiqué de presse de Gazprom.
"Dans le but de garantir la reprise des livraisons intégrales, il avait été recommandé à la partie biélorusse de signer sans délai les nouveaux contrats. Au lieu de cela, Beltransgaz s'est mis à prélever du gaz russe livré par transit aux pays tiers. Face à cette situation, Gazprom a dû arrêter complètement les livraisons du gaz russe en Biélorussie et son transit par le territoire de ce pays", a-t-on indiqué à la société gazière russe.
"La partie biélorusse assume l'entière responsabilité pour la violation des engagements contractuels de Gazprom devant ses clients étrangers", a-t-on souligné à la société.