"On le sait, il existe aujourd'hui un grand déséquilibre en faveur des investissements à court terme, dits de portefeuille", a-t-il indiqué.
Mais les investissements doivent aller non seulement "aux branches des matières premières mais aussi à l'industrie", "en premier lieu aux secteurs qui font appel aux technologies de pointe", selon lui.
Par exemple, il n'y a pratiquement pas en Russie d'entreprises de constructions mécaniques à capitaux étrangers, a souligné Sergueï Mironov.
Le président du Conseil de la Fédération a abordé le sujet des possibilités restreintes du système bancaire russe, ce qui limite de fait les sources d'investissements intérieures. "Les banques russes peuvent pour l'instant accorder essentiellement des crédits à court terme et pour les hommes d'affaires russes les crédits longs, base financière du développement des entreprises dans le monde entier, sont donc inabordables", a-t-il indiqué.
"J'estime également qu'il convient de rehausser le rôle de l'Etat dans le processus d'investissement, car son rôle est insuffisant aujourd'hui", a conclu Sergueï Mironov.