Les résultats économiques de l'année dernière "en chiffre exprimés ont sans conteste rendu l'objectif de doubler le PIB plus réalisable", a-t-il estimé.
"Mais cet objectif ne pourra être atteint qu'après avoir réalisé au cours des quatre prochaines années des réformes ambitieuses et difficiles et à condition que la conjoncture économique dans le monde soit exceptionnellement favorable. L'absence d'un de ces facteurs rendra cette mission infaisable", a fait remarquer le ministre.
Parmi ces réformes ambitieuses et difficiles, Guerman Gref a évoqué la réforme administrative. "Sans réforme administrative il est impossible de progresser dans la voie des transformations économiques. C'est un axiome", a déclaré le ministre avant d'ajouter que cette réforme toucherait le pouvoir exécutif, les organes de maintien de l'ordre et le système judiciaire. Elle doit consister à supprimer les fonctions redondantes dans l'appareil de l'Etat et à "écarter les conflits d'intérêts dans l'activité des organes du pouvoir".
De l'avis du ministre, "des structures redondantes et des fonctions qui s'entrecroisent" existent dans le gouvernement et dans ses services, ainsi que dans d'autres organismes exécutifs.