Ce vendredi, le premier vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce, Alexeï Kaoulbars, d'une part, et le vice-Premier ministre et ministre de l'Industrie, du Commerce et des Communications d'Israël, Ehud Olmert, de l'autre, ont signé, à Moscou, un protocole bilatéral sur les termes d'accès des marchandises israéliennes sur le marché russe. Ainsi, les taxes à l'importation ont été établies pour les marchandises israéliennes.
"Cela prouve qu'il ne reste plus de divergences entre la Fédération de Russie et Israël", a déclaré Alexeï Kaoulbars à l'issue de la cérémonie de signature.
Comme l'a déclaré devant les journalistes, le chef du Département du réglementation tarifaire au ministère du Développement économique et du Commerce de la Fédération de Russie, Andreï Kouchnerenko, l'Etat hébreu est devenu le quatrième pays avec lequel la Russie a signé des documents appropriés. Auparavant, de tels protocoles avaient été signés avec la Nouvelle-Zélande, la Moldavie et la Kirghizie.
Avec la Kirghizie, a repris Andreï Kouchnerenko, à part les problèmes des tarifs, toutes les autres divergences dans le cadre de la future adhésion de la Fédération de Russie à l'Organisation mondiale du Commerce ont été éliminées.
Et d'ajouter qu'une entente de principe sur cette question est également enregistrée avec dix autres Etats, et plus précisément, avec la Lettonie, la Hongrie, le Chili, le Venezuela, Oman et la Bolivie. "Il n'y reste qu'une formalité à remplir qu'est la signature des documents requis, ce qui peut bien être réglé en l'espace de deux à trois semaines", a estimé le chef du Département.
Cela dit, Andreï Kouchnerenko a cependant reconnu que des divergences tarifaires étaient encore à régler avec 31 pays-membres de l'Organisation mondiale du Commerce.
Du 2 au 5 mars prochain, un nouveau tour des négociations sur les tarifs se déroulera à Genève, a-t-il rappelé.
Les principes divergences avec les pays-membres de l'Union européenne (UE) portent toujours sur "les automobiles, les avions et les taxes à l'exportation des produits laitiers", a noté le fonctionnaire du ministère russe du Développement économique et du Commerce. Quoi qu'il en soit, quant à l'agriculture (produits laitiers), on a quand même réussi à diminuer le nombre des points à controverse de 1 800 à 140 positions, a fait remarquer Andreï Kouchnerenko.