La présidente lettone limite le droit des Russes à l'enseignement en russe

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La présidente de la Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, a signé vendredi les amendements adoptés par la Diète (parlement) à la loi sur l'enseignement. Ils prévoient que désormais l'enseignement dans les écoles des minorités nationales, y compris dans les écoles russes, se fera principalement en langue lettone.

La présidente de la Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, a signé ce vendredi les amendements adoptés par la Diète (parlement) à la loi sur l'enseignement. Ils prévoient que désormais l'enseignement dans les écoles des minorités nationales, y compris dans les écoles russes, se fera principalement en langue lettone.

 

La loi stipule qu'à partir du 1er septembre 2004 dans les établissements d'enseignement secondaire général publics et municipaux qui appliquent des programmes scolaires à l'intention des minorités nationales les cours seront dispensés à partir de la 10e année d'études dans la langue officielle, c'est-à-dire en letton.

 

Ces dispositions sont applicables également aux établissements d'enseignement professionnel publics et municipaux mais les cours doivent désormais avoir lieu en letton dès la première année d'études.

 

Le document dit que le passage des écoles des minorités nationales au letton est opéré conformément aux normes nationales qui régissent l'enseignement général et professionnel. Ces normes prescrivent que "les disciplines scolaires enseignées en langue officielle représentent au moins trois cinquièmes du programme annuel, comprenant entre autres les cours de langues étrangères, et assurent l'étude des disciplines liées à la langue, à l'identité et à la culture des minorités nationales dans la langue de chaque minorité concernée".

 

La loi prend effet le 27 février.

 

Les journaux lettons publient aussi une lettre de Mme Vike-Freiberga adressée au premier ministre et au président de la Diète. Le chef de l'Etat y exprime son désaccord avec ceux qui estiment que les amendements apportés à la loi sur l'enseignement "suppriment ou amenuisent considérablement les droits des minorités nationales".

 

En même temps Mme Vike-Freiberga attire l'attention du premier ministre et du président du parlement sur "certaines normes de la loi qui n'ont pas été modifiées le 5 février et qu'il est nécessaire de corriger dans le plus court délai possible". Elle juge "injuste et non fondée", par exemple, la disposition stipulant que l'Etat et les collectivités locales (municipalités) ne financent que les établissements où l'enseignement est dispensé uniquement en letton.

 

La présidente n'est pas d'accord que c'est le ministère de l'Education qui doit décider quelles matières doivent être enseignées dans les écoles des minorités nationales en letton.

 

Elle appelle le ministère de l'Education et de la Science de "continuer à expliquer la réforme scolaire et à poursuivre le dialogue avec l'opinion publique pour éviter que des actions politiques ne portent préjudice aux parents qui veulent effectivement que leurs enfants bénéficient d'une bonne instruction et aient de bonnes perspectives".

 

Les observateurs constatent qu'à l'heure actuelle les russophones représentent 40% de la population de la Lettonie et ils ne sont pas tous enthousiasmés par ces amendements à la loi sur l'enseignement.

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