Revue de la presse russe du 6 février IZVESTIA

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Le Conseil de la Douma (chambre basse du parlement russe) a décidé de se pencher sur un ancien projet élaboré en octobre dernier par l'assemblée législative de la région d'Ivanovo (Russie centrale). Les parlementaires proposent de porter le mandat présidentiel à sept ans, et c'est maintenant que la Douma a décidé d'examiner cette idée. La décision du Conseil, qui n'a pas été rendue publique, mais seulement placée sur le site Internet de la chambre basse, a été accueillie par un silence profond des députés qui ont débranché leurs portables et se sont enfermés dans leurs bureaux pour ne pas commenter la proposition des parlementaires d'Ivanovo. Jusqu'ici, aucun législateur ne s'est approché de si près de la modification de la Constitution. Les parlementaires ont été mis devant un choix pénible. D'une part, le président russe Vladimir Poutine a fermement déclaré à maintes reprises qu'il ne voulait pas modifier la Constitution et ne laisserait personne le faire. D'autre part, peu nombreux sont ceux qui pourraient proclamer haut et fort qu'ils sont contre la prorogation du mandat de M.Poutine.

Le texte du projet de loi, que s'est procuré le journal, est court comme un coup de feu: "le président russe est élu par les citoyens de la Fédération de Russie au scrutin universel égal et direct pour une période de sept ans".

Selon une note explicative, "sept ans est une durée de mandat des organes suprêmes acceptable pour la tradition russe".

GAZETA

Le président russe Vladimir Poutine a renoncé à son temps d'antenne sur les chaînes publiques, selon le journal "Gazeta". Choisissant la voie du parti "Russie unie", il a préféré figurer uniquement dans les actualités télévisées. Le leader du parti communiste Guennadi Ziouganov a réagi en lançant un ultimatum: si le chef d'Etat renonce aux débats télévisés où il devrait affronter le candidat communiste Nikolaï Kharitonov, le parti communiste ne participerait pas aux élections présidentielles. M.Kharitonov a, pour sa part, indiqué à "Gazeta" que M.Ziouganov s'était "un peu emporté".

Le chef du groupe d'étude de l'opinion publique "Merkator" Dmitri Orechkine a indiqué à "Gazeta" que M.Poutine porterait préjudice à son image, "s'il s'exposait aux attaques de M.Kharitonov au cours des débats". Ce ne serait pas la gloire.

Védomosti

Bien que la Russie n'ait pas l'intention d'adhérer à l'Union européenne (UE), les hommes d'affaires européens ne verraient aucun inconvénient à ce qu'elle entre dans l'union, relève le quotidien Védomosti. 12 pour cent des top-managers des grandes compagnies de l'Union européenne souhaiteraient voir la Russie dans l'UE. Cette proportion est respectivement de 11 et de 4 pour cent en ce qui concerne la Turquie et l'Ukraine qui, elles, cherchent à y adhérer. 12 pour cent des super-directeurs estiment que la Russie est le meilleur candidat à l'adhésion. Parmi les hommes d'affaires européens les plus importants la Russie a davantage de partisans que les autres voisins de l'Union européenne. La Russie compte le plus grand nombre d'amis en Espagne (23 pour cent) et en Italie (22 pour cent). Elle est la moins bien lotie en Allemagne (3 pour cent), aux Pays-Bas (5 pour cent), en France (6 pour cent) et en Grande-Bretagne (7 pour cent).

Au demeurant, en France et en Allemagne les hommes d'affaires se montrent extrêmement sceptiques quant à l'élargissement de l'UE, relève Védomosti: respectivement 78 et 69 pour cent des top-managers allemands et français sont opposés à l'adhésion de tout pays quel qu'il soit.

Nézavissimaïa gazéta

La compagnie russe Gazprom ainsi que des sociétés de Norvège et d'Allemagne vont vendre du gaz à la Grande-Bretagne, annonce le journal. Le chef adjoint du département de l'information de Gazprom, Sergueï Kouprianov, a expliqué au quotidien pourquoi la compagnie cherchait tant à s'implanter sur les îles britanniques: "Le marché de la Grande-Bretagne présente de l'intérêt aux yeux de Gazprom pour plusieurs raisons. Premièrement, ce marché est l'un des plus libéralisés d'Europe. Nous emmagasinons une expérience pour travailler dans ce contexte. Deuxièmement, nous occupons une certaine place sur le marché, qui dans l'avenir ne pourra que s'élargir. Le troisième aspect, c'est qu'étant donné que le gazoduc Nord-Européen aura pour aboutissement la Grande-Bretagne, l'activité sur ce marché permettra de mieux évaluer les quantités de gaz à acheminer jusqu'à la Grande-Bretagne par le gazoduc et par conséquent de prendre des décisions mieux étayées en matière d'investissement dans ce projet".

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