"L'essentiel, c'est que c'est juste. Aussi l'expérience qui existe en la matière doit-elle être prise en compte dans le règlement global de la question", a dit le président azerbaïdjanais.
Selon lui, le partage de la Caspienne en cinq parties égales est absolument irréalisable depuis qu'il a été repoussé par la Russie, le plus grand Etat de la région caspienne.
"Au fond, elle ne l'avait jamais accepté, a rappelé Ilkham Aliev. Les réalités actuelles sont celles-ci: le Kazakhstan possède 29 pour cent du fond de la Caspienne, l'Azerbaïdjan 19 et la Russie 18. Mais là n'est pas l'essentiel.
"Je pense que les accords qui ont déjà été conclus entre la Russie et l'Azerbaïdjan, la Russie et le Kazakhstan, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan doivent constituer l'assise du traité global, parce qu'il s'agit là d'une bonne expérience, aussi bien juridique que politique", a dit Ilkhar Aliev.
Celui-ci a admis qu'initialement il y avait eu de très graves différends sur cette question entre la Russie et l'Azerbaïdjan.
"Cependant nous les avons surmontés et réglé la question de manière satisfaisante pour les deux parties", a déclaré le président azerbaïdjanais.
La nécessité de définir le statut juridique international de la mer Caspienne s'était fait sentir après l'éclatement de l'Union soviétique et la formation de ces quatre Etats indépendants que sont l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Russie et la Turkménie. La question concernant le statut de la Caspienne avait été débattue lors de négociations à cinq menées par les Etats caspiens (Azerbaïdjanan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménie).
En hiver 1998, la Russie et le Kazakhstan ont signé un accord bipartite sur la démarcation de la partie septentrionale du fond de la mer Caspienne. En 2001, un document russo-azerbaïdjanais avait été signé, prévoyant le partage du fond de la mer selon le principe sectoriel.
Les accord bilatéraux qui ont été conclus délimitent le fond de la Caspienne entre les parties limitrophes suivant la ligne médiane modifiée en fonction du principe de l'équité.